Une longue tradition pontificale de trahison et de lâchage
quant à la défense du Bien commun politique universel,
que le pape Léon XIV continue perseverare diabolicum
dans le cadre de l'actuelle guerre au Moyen-Orient
― J'ACCUSE LÉON XIV !!
 
 
 
 
 
"Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous.
Celui qui vient de la terre est de la terre,
et parle de la terre.
Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous ;
et Il rend témoignage de ce qu'Il a vu et entendu,
et personne ne reçoit Son témoignage.
Celui qui reçoit Son témoignage
certifie que Dieu est véridique.
Car Celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu,
parce que ce n'est pas avec mesure
que Dieu donne l'Esprit"
(Jn III, 31-34).
                      
        J'ACCUSE...!
           
        J'ACCUSE LE PAPE LÉON XIV.
           
        En tant que catholique, j'en appelle à la bonne Justice de Dieu, de sa trahison et de son lâchage dans l'actuelle guerre au Moyen-Orient.
           
        J'en appelle contre lui et contre tous les papes post-concordataires et post-conciliaires qui l'ont précédé depuis Pie VII, et qui, tous, sans aucune exception, depuis deux siècles bien tassés, ont commis peu ou prou ce même péché gravissime que Léon XIV commet présentement, à savoir de refuser par principe de déclarer au for public LA GUERRE SAINTE contre le méchant qui, de manière ou d'autre, attente mortellement à la Civilisation, qu'elle soit judéo-chrétienne ou simplement naturelle.
           
        Je vais montrer ce multi-péché pontifical, et tout-de-suite, quant aux papes modernes venant après la Révolution, par des faits et agirs ecclésiastique indéniables et véridiques, burinés au fer rouge et gravés à jamais et pour toujours dans la chair de l'Histoire, pour mémoire hélas perpétuelle. Mais auparavant, en avant-propos, un discours de la méthode sur le brûlant sujet du jour me semble très-utile ou bien plutôt extrêmement indispensable, à cause du décervellement universel inouï, de la lobotomisation aliénante qui frappe actuellement quasi tous les esprits, aveuglement intellectuel par ailleurs de très-mauvais augure puisqu'il est dit que Dieu rend fous ceux qu'Il veut perdre, Quos vult perdere Jupiter dementat.
 
(image)
           
       
        J'accuse...! Les papes modernes sont en effet tous très-ignominieusement et très-scandaleusement coupables de lâchage et d'abandon d'un devoir fondamental attaché viscéralement à la Charge pontificale que Jésus-Christ Notre-Seigneur a fondée il y a plus de deux millénaires, faisant naître et générer cette Institution papale plus divine qu'humaine du haut de la Croix par sa Passion et mort très-douloureuses et son Sang Rédempteur très-saint, à savoir le devoir très-sacré de veiller, garder comme prunelle de l'œil et conserver, la Civilisation très-chrétienne et les nations qui en sont le fruit spirituel, longue-main de l'Épouse du Christ sur cette terre quant au temporel, devoir qui inclut formellement de repousser immédiatement par la force, manu militari, au moyen de la guerre sainte, toute attaque au for public contre elle.
           
        Cette trahison, cet abandon, ce reniement gravissime desdits papes modernes a des conséquences extrêmement graves, possiblement mortelles. Car la force qu'ont les méchants au for public leur vient en droite ligne et leur est donnée par la faiblesse des bons, qui ne le sont plus du tout en la leur donnant. Et actuellement, cette force des méchants que sont les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs peut vraiment faire s'écrouler mondialement toute la Civilisation judéo-chrétienne (du moins, ce qu'il en reste dans les nations après le passage de la Révolution), ou toute Civilisation simplement basée sur le droit naturel sans même parler de judéo-christianisme, et enclencher sataniquement avant l'Heure de Dieu la guerre-chaos universelle eschatologique prophétisée par Notre-Dame à La Salette dans le Secret donné à Mélanie Calvat, pour les tout derniers temps avant l'arrivée de l'Antéchrist-personne sur cette terre.
           
        J'accuse...! En ne remplissant pas son devoir, en refusant de déclarer la guerre sainte contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs, le pape Léon XIV fait là acte de renégat et commet le péché gravissime de donner pouvoir au djihad islamique d'exister. Le djihad islamique n'est en effet qu'une contrefaçon satanique de la VRAIE guerre sainte, celle que le catholique a, et lui seul, pouvoir divin et devoir formel, sous l'ordre du pape, de mettre en œuvre lors de son passage sur terre ; devoir qui, bien évidemment, regarde au premier chef, c'est bien le cas de le dire, le pape, le Vicaire du Christ, qui est premier des catholiques, et à qui il revient de commander la guerre sainte sinon rien, absolument rien, personne en effet, de droit divin, ne peut déclencher la guerre sainte, individuellement ou collectivement, si le pape, et lui seul, n'en donne l'ordre. Mais quand donc la vraie guerre sainte est empêchée par celui-là même qui a le catholique devoir de la mettre en œuvre universellement mais qui ne le fait pas, qui refuse même absolument de le faire, alors, la nature métapolitique des choses ayant horreur du vide, comme il doit y avoir perpétuellement une guerre sainte sur la terre jusqu'à l'établissement du Royaume du Christ Glorieux ici-bas par le Millenium, c'est une fausse guerre sainte qui prend mauvaise vie, s'érige, supplante et prend la place de la vraie, et qui, cette fois-ci, au rebours de détruire l'iniquité comme en est missionnée la vraie guerre sainte, n'existe tout au contraire, quant à elle, que pour faire triompher l'iniquité et le règne du diable, ce qu'on ne voit que trop bien avec le djihad islamique.
           
        En langue militaire, ce honteux lâchage de renégat, ce reniement multi-pontifical des papes modernes de leur devoir de déclarer publiquement la guerre sainte contre le méchant attentant au for public à la vie de la Civilisation, s'appelle et s'épèle : "Abandon de poste en temps de guerre". Et chacun sait qu'une telle griève faute est passible du conseil de guerre et ordinairement punie du dernier châtiment : condamnation à mort, mise à mort par les armes au poteau d'exécution. La papauté moderne se condamne donc elle-même à mort en refusant de déclarer au for public la guerre sainte contre le méchant, mais encore elle y condamne l'Église qu'elle représente, dans son économie du Temps des nations et de Rome son centre, et tout le monde derrière elle, tant est vrai, non seulement au positif mais aussi au négatif, que "L'Église est au commencement de toutes choses" (St Eucher de Lyon).
           
        J'accuse...! Le pape Léon XIV, qui refuse de déclarer la guerre sainte contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs jusqu'à leur extermination, anéantissement et extinction complets de la face de la terre (sinon, rien n'est fait, le simple fait d'être laissé en vie, même si on détruit tout autour de lui, est une victoire pour le djihadiste, seule sa mort six pieds sous terre, morte la bête mort le venin, signe la victoire définitive de la vraie guerre sainte, celle que doit mener la Civilisation), mérite donc vraiment la peine capitale, la mort. Au même titre et pire encore qu'un Pierre Laval pendant la seconde guerre mondiale, car il représente la Religion véritable, Léon XIV n'est rien d'autre qu'un misérable collabo avec le mal totalitaire (les terroristes musulmans sont en effet tout-à-fait assimilables aux nazis hitlériens, avec lesquels d'ailleurs ils s'entendaient très-bien pendant la seconde guerre mondiale), allant jusqu'à oser, dans la perversité incroyable de son esprit, ne trouver d'ennemis à abattre dans la guerre du Moyen-Orient, avec une grande haine à peine dissimulée car ils sont un reproche vivant et cuisant de sa pontificale trahison et lâcheté, que dans ceux qui, sans lui, ont l'immense et édifiant courage de mener tout seuls la guerre sainte contre les méchants, j'ai le grand'honneur de parler du juif Netanyahou et de l'américain Trump.
           
        Pas un mot de Léon XIV, par contre, pas une petite virgule de sa pontificale part, pour dénoncer le terrorisme musulman assassin et nazi, qui trucide à tout-va d'abord ad intra, en Iran (des dizaines de milliers de manifestants iraniens mitraillés comme de la chair à saucisse en janvier-février dernier, sans parler de ceux qui sont exécutés sommairement en ce moment, tout cela n'étant qu'une suite des nombreux assassinats souvent de masse d'un malheureux peuple tout entier pris en otage, commis pendant plus de quatre décennies...), avant de le faire ad extra, dans tous les autres pays qu'il occupe et où il peut le faire quand on le laisse libre de le faire, véritable "machine à tuer" (Donald Trump). Le terrorisme musulman agit en effet partout en assassin sans foi ni loi exactement comme le terrorisme nazi hitlérien le faisait. Ce n'est pas un hasard. Car la guerre sainte sataniquement entendue, tuer ou être tué, est pour l'illuminé totalitaire, musulman ou nazi, une fin en soi, après laquelle il va au paradis d'Allah ou, chez les nazis hitlériens, au Walhalla. C'est le grand soir des gaucho-anarchistes, le crépuscule des dieux sublimé musicalement fin XIXème siècle par un Richard Wagner, après laquelle destruction et tuerie universelles doit renaître le monde dans sa pureté originelle à partir d'un couple humain redivivus. Il est à peine besoin de faire remarquer que nous sommes là en pleine fausse eschatologie ordo ab chao, contrefaçon obscurantiste et diabolique de la véritable renaissance du monde, laquelle, après l'Apocalypse qui verra l'anéantissement des seuls méchants sur cette terre souillée du péché originel depuis 6 000 ans, aura lieu par une Geste du seul Dieu Un et Trine véritable et de son Christ-Verbe en Gloire, et ce sera le Millenium...
           
        J'accuse...! Pour vouloir tout sacrifier à la très-fausse paix antéchristique qui laisse agir le djihad islamique et nazi, tout donner à la tranquillité non pas de l'ordre mais du désordre, que vomit le Christ dans l'église de Laodicée, cette tiédeur de l'âme molle, vicieuse et visqueuse, qui sacrifie tout au plaisir de la vie temporelle du moment et qui donne la mort spirituelle, le pénultième des papes modernes ne pourra finir que par se livrer pieds et mains liés, lui-même soi-même, et l'Église avec lui, et le monde tout entier derrière l'Église et derrière lui, à l'Antéchrist-personne lorsque, pour châtier le monde, Dieu lui permettra de naître et conquérir à la vitesse de l'éclair toute la massa damnata. Par un juste retour de boomerang par trop mérité, l'Impie annoncé par saint Paul pour les derniers temps du monde lui donnera la mort qu'il a voulu éviter par son péché de mettre à mort son fondamental devoir de déclarer la guerre sainte contre les méchants. Parce que la paix à tout prix, y compris le sacrifice du Bien commun politique universel, est cette paix diabolique de l'Antéchrist que condamne saint Paul terriblement, en ces termes lapidaires : "Lorsqu'ils diront : «Paix et sûreté !», alors une ruine soudaine les surprendra, comme font les douleurs de l'enfantement pour une femme enceinte, ET ILS N'ÉCHAPPERONT POINT" (I Thess V, 3).
           
        Pour avoir tout sacrifié à la paix de son péché, le pénultième des papes modernes sera châtié précisément en ne pouvant échapper à la ruine complète de cette paix diabolique qu'il poursuit de ses vœux très-impurs, lorsque les méchants, usant du pouvoir qu'il leur aura mis lui-même dans les mains, le tueront atrocement, lui et avec lui tous les peuples des nations occidentales. Les terroristes musulmans ont montré horriblement ce qu'ils sont capables de faire le 7 octobre 2023 en Israël. La paix à tout prix. Nous sommes là présentement exactement dans le cas de figure de l'été 1939, où l'anglais Neville Chamberlain, avec toutes les nations occidentales dont la France, cédait tout au méchant du moment, Hitler, lui donnant traîtreusement et lâchement, morceau après morceau, territoires et populations, s'imaginant par-là se protéger de lui et s'attirer ses bonnes grâces, mais en fait lui permettant ainsi de se construire et grossir militairement, lequel, une fois en possession de ce surcroît de forces, les employa aussitôt et sans délai contre lesdites nations occidentales (sur le sujet, un très-bon docu Arte est paru en 2009, intitulé Summer '39, qu'on peut facilement trouver en streaming, cf. https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57354_0).
           
        J'accuse...! Pour autant, cela reste toujours, devant le Trône de Dieu, un devoir premier et fondamental pour Léon XIV, à la pontificale place où la Providence divine l'a placé, de lancer, le plus vite possible désormais et dans l'urgence, ce mot d'ordre libérateur de la guerre sainte à toutes les nations actuelles du monde entier, qu'elles soient d'ailleurs chrétiennes ou non-chrétiennes mais attachées au droit naturel quant à ces dernières, en se mettant moralement et publiquement à la tête d'une coalition d'icelles pour exterminer de la face de la terre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs, libérer à main militaire le malheureux peuple iranien de ces ignobles fils du diable et abjects sous-hommes esclaves de Satan qui possèdent leur pays au sens le plus diabolique du verbe, et qui tachent si bien d'œuvrer, sans pusillanimité quant à eux, à la destruction totale de toute Civilisation, judéo-chrétienne ou simplement naturelle, tant il est vrai que "les fils des ténèbres sont plus habiles, en leur monde, que les fils de la Lumière" (Lc XVI, 8). Ou alors, si Léon XIV ne trouve pas surnaturellement dans son âme la force de remplir ce devoir fondamental de sa Charge pontificale (et c'est prodigieusement honteux, pour le Vicaire du Christ), d'apporter à tout le moins publiquement sa caution morale aux seuls deux grands hommes politiques du moment qui tâchent aux mieux d'accomplir sans lui ce devoir, parce qu'ils ont une colonne vertébrale et qu'ils sont un peu autre chose que des holothuries, j'ai à nouveau dans mon présent écrit le grand'honneur de parler du juif Netanyahou et de l'américain Trump. Ils édifient en effet profondément toute âme honnête et tout cœur droit vivant des réalités d'en-Haut par leur grand courage et virilité spirituelle à mener sans faillir et le mieux qu'ils peuvent le bonum certamen certavi contre tout le monde des foies jaunes, des ventres mous, des têtes-à-claques et des faux-culs à commencer par le pape actuel, sauf son respect pontifical car il est pape légitime hélas.
           
        Au lieu de "mettre sa gloire dans ce qui fait sa honte" (Phil III, 19) en mettant actuellement très-stupidement et très-scandaleusement son point d'honneur à refuser de lever l'ombre du petit doigt pour mettre en œuvre ce devoir fondamental de sa Charge apostolique qui consiste à déclarer publiquement la guerre sainte contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs, le pape Léon XIV devrait plutôt... prendre exemple sur ces méchants qui, quant à eux, dans leur projet diabolique d'effacer tout l'Ordre naturel et surnaturel sur cette terre basé sur le Christ et/ou sur la vraie dignité humaine, n'ont pas honte de déclarer urbi et orbi publiquement leur fausse guerre sainte, s'en faisant au contraire gloire diabolique et ne se cachant nullement de vouloir établir le règne de Satan ici-bas le plus tôt possible, y œuvrant avec un grand'zèle, qui d'ailleurs, fors leur but diabolique, serait presque admirable et digne de louanges.
           
        J'accuse...! Le devoir de tout pape est en effet de lancer universellement la guerre sainte pour tuer et foudroyer les fils de Satan qui ont pour but affiché de faire mourir la Civilisation judéo-chrétienne ou simplement basée sur les lois naturelles. Car ils montrent par-là qu'ils ne sont plus autorisés à vivre ici-bas, n'en ayant plus aucun droit parce qu'ils se le sont ôtés eux-mêmes en ayant comme but l'anéantissement de la Civilisation très-chrétienne et naturelle, y employant pour ce faire très-significativement le terrorisme, cet évangile du diable qui rejette en soi toutes les lois fondamentales qui permettent l'existence de la vie humaine sur cette terre. Le terrorisme en effet, quelqu'il soit, musulman quant à notre affaire, récuse et rejette, par principe et méthodologiquement, toutes les lois élémentaires qui régissent et permettent la vie de l'homme sur cette terre, qu'elles soient d'ordre naturel ou surnaturel, il ne respecte plus aucune loi humaine, dont par exemple la plus sacrée, celle de respecter la vie de l'innocent sans défense, se faisant gloire au contraire de s'en servir comme d'un bouclier humain (comme dans ces hôpitaux du sud-Liban qu'ils investissent derrière le personnel médical, pour en faire des caches d'armes ou des postes d'observation, ce qui, soit dit en passant, est interdit par le droit international), ou de le tuer, de préférence de manière atroce et cruelle, sans remord aucun, montrant bien par-là même qu'il est fils de Satan, "homicide dès le commencement" et "père du mensonge". Les mères musulmanes terroristes si on peut appeler cela des mères, ne se font-elles pas publiquement gloire, dans leur folie du diable, de sacrifier leurs petits garçons en kamikazes dans le djihad, l'innocent sans défense étant ici leur propre chair et pas même la chair des autres, ce qui est dire à quel point infernal inouï le terroriste musulman est possédé du démon au sens le plus réel du terme, puisqu'il va jusqu'à attenter à la source même de la vie la plus intime et sacrée, la sienne propre dans son sein, la vouant à la mort.
           
        Le terroriste est donc un hors-la-loi radical qui, ayant rejeté toute loi humaine, n'a par-là même plus le droit d'invoquer pour lui la protection de ladite loi humaine. La règle première, dans le rapport avec tout terroriste impénitent, est donc la suivante : on le tue d'abord, et on discute après. Un seul homme politique actuel, très-glorieux devant Dieu et pour cela même conspué par la terre entière ou peu s'en faut, est capable de s'élever à la hauteur de ce devoir de tuer sans préavis ni sommation le terroriste impénitent : Benyamin Netanyahou, suivi heureusement en cela, roue dans la roue, quoique de manière un peu plus faible et de manière humaniste, par Donald Trump. Un seul régime politique, défendant la Civilisation très-chrétienne et naturelle contre elle-même (car ils ne sont pas rares les discours où Netanyahou avertit l'Occident aveugle et sourd, fou à manger du foin et fier de l'être, qu'Israël est la seule entité politique étatique représentant un monde démocratique libre au Moyen-Orient, laquelle, si elle était subvertie et anéantie par le terroriste musulman, verrait, là-bas pour commencer, le verrou de sécurité sauter, et toute la terre moyen-orientale dès lors musulmanisée dans l'extrémisme free Palestine deviendrait instantanément un tremplin à partir duquel le terroriste se dépêcherait de sauter à pieds joints et bras raccourcis sur la vache grasse de l'Europe occidentale en vomissant des sataniques Allah akbar !, pour en faire un carnage affreux et sanguinaire...), un seul régime politique disais-je, est capable de nos jours de fourbir une nouvelle loi-décret pour remettre en vigueur, comme cela devrait être fait partout, la peine de mort pour tout terroriste coupable de crimes : celui d'Israël.
           
        J'accuse...! Refuser de lancer mondialement la guerre sainte depuis le Siège de Pierre contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs, voilà la nature du gravissime péché de renégat commis actuellement par Léon XIV, qui, depuis qu'il est pour le plus grand malheur de l'Église et du monde sur le Siège de Pierre, ne fait sans cesse que montrer à tous regards attentifs et catholiquement encolérés qu'il n'est qu'un falot-pâlot tamponne-cul, le tout dernier pape sans AUCUNE consistance d'une longue liste de ses prédécesseurs post-révolutionnaires lâches, traîtres et collabo avec le mal, sur le plan Politique constitutionnel et sur cette question gravissime de la guerre sainte. Depuis qu'il est assis sur le Siège de Pierre en effet, Léon XIV, personnalité étonnamment inexistentielle et fantomatique, évanescente, ectoplasme pontifical qui n'a même pas été capable de changer de Secrétaire d'État ni non plus de remplacer le personnel-clef mis en place près le Siège de Pierre par son prédécesseur Bergoglio, ce qui ne s'est jamais vu pour un nouveau pape qui, ayant de par le Saint-Esprit un programme et projet personnel pour l'Église, choisit dès après son élection conclavique son propre entourage cardinalice pour l'appliquer et, sauf exception, remplace le précédent, Léon XIV disais-je, en se donnant un vernis christique, se cantonne frileusement, n'étant pas capable de faire autre chose, à finir dans l'abomination de la désolation les phrases perverses que ses prédécesseurs sur le Siège de Pierre ont commencées et qui, bien avant lui, alors que la Révolution n'était même pas encore finie comme nous l'allons voir tout-de-suite, ont commis ce gravissime péché de refuser par principe de lancer au for public la guerre sainte contre les méchants.
           
        Combien Donald Trump, qui n'est cependant pas un spécialiste en théologie, a remarquablement eu le mot juste pour qualifier Léon XIV, le jugeant "très-faible", ce n'est même qu'un très-doux et très-miséricordieux euphémisme de la part de cet admirable homme politique avec une colonne vertébrale, quand bien même il n'est pas parfait, et que la terre, certes, immérite à un point incroyable. La vérité est que ce pénultième pape moderne n'est rien d'autre qu'une pâte de guimauve rose-bonbon, une écorce vide de tout noyau substantiel, un ballon de baudruche qu'une piqure d'épingle suffirait à dégonfler, un Bibendum sans air, une mécanique saint-simonienne idéologique qui tourne dans le néant métaphysique. Léon XIV est profondément indigne, comme le sont du reste tous les papes depuis Pie VII et le Concordat napoléonien, de remplir le Siège de Pierre, d'assumer la sublime mission christique de veiller et garder intacte, en tant que Vicaire du Christ-Dieu & Homme à la fois, la Civilisation très-chrétienne et naturelle, c'est-à-dire le Règne public du Christ sur la terre, un Règne du Christ pourtant contradictoirement exalté à sons de trompette Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat, en radical et insensé contre-point de son fol agir concordataire pontifical avec des sociétés politiques constitutionnellement athées, par le pape Pie XI dans l'encyclique Quas Primas (1925).
           
        J'ACCUSE...! Or, qu'on comprenne bien que ce péché de refuser par principe de lancer publiquement la guerre sainte contre les méchants, si l'on va en son fond théologique, est rien moins que LE PÉCHÉ D'APOSTASIE.
           
        Et donc, par-là même d'être commis par le chef de l'Église, ce péché renégat devient manifestement le péché de la grande Apostasie eschatologique dénoncée par saint Paul en II Thess II, 3 comme devant être la très-certaine prémisse de la venue de l'Autre, de l'Antéchrist-personne, et transmue automatiquement l'Épouse très-sainte du Christ en la grande Prostituée de Babylone, comme a prophétisé de son côté saint Jean en son Apocalypse inspirée de ce que doit devenir l'Église du Temps des nations et de Rome son centre, à la fin des fins de tous les temps...
           
(image)
 
 
        Voici maintenant les preuves historiques de ce que j'avance.
           
        En 1789, les méchants s'appelaient les Révolutionnaires français. Ils fonctionnaient eux aussi, comme par hasard mais il n'y a pas de hasard, par la terreur, qu'ils n'allaient pas tarder à institutionnaliser pour toute la nation en 1793-94. Eux aussi derechef, comme les terroristes musulmans actuels, ils n'avaient qu'une idée en tête : tout casser, violer, s'approprier, voler, détruire et mettre à mort, de ce qui constituait l'Ordre politique universel explicitement basé sur le Christ, comme en France qui est nation aînée et de droit divin direct, ou à tout le moins implicitement basé sur le Christ, par le vecteur des lois naturelles et/ou de royautés de droit divin indirect, comme dans les nations puînées.
           
        En ce temps-là, in illo tempore, il y avait sur le Siège de Pierre le pape Pie VI Braschi (1717-1775-1799). Pour faire court, on peut le dépeindre comme un homme foncièrement d'Ancien-Régime, vraiment trempé dans son moule, avec toutes ses qualités et hélas aussi ses défauts, comme par exemple le népotisme dont il entacha son pontificat. Lorsque la Révolution française éclate en juillet 1789, Pie VI en est bouleversé comme tout un chacun aimant la Civilisation et l'ordre naturel, et il suit au plus près l'évènementiel français. Il ne faut pas plus d'une année avant que la Révolution ne frappe la Religion en plein cœur, et donc aussi le pape, par la très-hérétique Constitution civile du clergé (juillet 1790). Pie VI intervient alors solennellement pour la condamner le plus canoniquement et publiquement du monde, mais seulement après un long délai de huit mois, en mars 1791.
           
        À cette époque, Pie VI comprend très-bien qu'avec la Révolution française et ses terroristes, il a affaire à des ennemis mortels de la Civilisation judéo-chrétienne et naturelle, qu'il convient d'abattre en déclarant la guerre sainte contre eux. Et le pape s'y emploie. Il ne se passe pas beaucoup de temps avant que, par un Bref du 3 mars 1792, Pie VI "invite l’empereur Léopold [IIème du nom] à intervenir dans les affaires de la religion en France pour la protéger. Un peu plus tard, il rappelle au successeur de Léopold [II], l’empereur François, qui pourtant, comme grand-duc de Toscane, lui avait donné tant de soucis avec son synode de Pistoie et ses lois léopoldines, ce même droit d’intervention [dans les nations] si décrié dans la politique du droit nouveau [des "droits de l'homme" révolutionnaires, et qu'on retrouve élargi, dans notre présente crise du Moyen-Orient, dans le "droit international" imbécilement brandi par les chefs d'État occidentaux actuels pour empêcher que la guerre sainte soit mise en œuvre contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs] ; et il lui donne un conseil de politique chrétienne qui paraîtra bien suranné aujourd’hui ("Itaque, in componendo bello, illae apud te potiores esse debent conditiones, quae regno Dei conveniant, undè in caetera humana regna omnis publicae potestatis vis vigorque promanat" = "Par conséquent, lorsqu'il s'agit d'organiser une guerre, vous devriez accorder plus d'importance aux conditions qui conviennent au royaume de Dieu, d'où jaillit la force et la vigueur de toute puissance publique vers les autres royaumes humains"). 
           
        "(...) Tant qu’il reste un espoir raisonnable de ramener au bien une nation égarée, en combinant la force des armes et l’appareil de la justice avec les paroles de persuasion et les exemples, les princes chrétiens doivent se souvenir qu’ils ne portent pas l’épée en vain ; qu’ils doivent la tirer principalement pour protéger l’Église et la tirer de la servitude, et «avoir soin de ne jamais séparer les intérêts religieux de tous les autres». Plusieurs seraient tentés peut-être de dénoncer là une excitation du pape à la guerre contre la France, un attentat de sa part à l’indépendance de notre pays, au profit de la Religion [... et combien d'idiotifiés de nos jours, pour jeter les hauts cris quand on attaque les terroristes musulmans d'Iran, criant à l'ingérence politique dans une nation !]. Mais tout lecteur attentif verra d’abord dans les textes cités ici que Pie VI ne provoque pas l’intervention armée des souverains et qu’il a même soin d’en noter le dessein déjà formé par eux ; ensuite, qu’il qualifie à bon droit leur entreprise de «guerre très juste», sans doute parce que la France propage la révolution dans leurs États, et qu’il la considère comme une guerre «défensive» [comprenons bien le qualificatif employé par le pape Pie VI : il s'agit pour lui de parler d'une guerre d'attaque active contre les terroristes révolutionnaires qui, les premiers, attaquent la Civilisation, autrement dit une guerre de "légitime défense", celle que, soit dit en passant, mène courageusement et le plus chrétiennement possible, je dis bien : chrétiennement, Benyamin Netanyahou et l'armée Tsahal au nom du peuple juif attaqué ; il ne s'agit nullement d'une guerre prétendument "défensive" entendue à la manière paresseusement, traîtreusement passive et non-active de Macron, qui refuse d'attaquer en légitime défense le terroriste qui le premier se rend coupable d'attaquer, et qui, dans cette seconde acception négative du terme "défense", n'est qu'une abdication très-coupable du devoir de vraie défense à mener ; en fait, selon Macron, le terme "défense" est à entendre : défense... de rien faire contre l'attaquant terroriste qui met mortellement en jeu la vie de la nation, en sapant très-concrètement son économie nationale...]. Cela étant, Pie VI demeurait bien dans son rôle en rappelant aux princes que la restauration de l’Ordre chrétien était le vrai et le seul moyen de rendre cette défensive efficace" (Histoire du catholicisme libéral et social, abbé Emmanuel Barbier, pp. 73-74).
           
        De ce que dessus, retenons que, en 1792, l'Histoire nous apprend que le pape Pie VI est loin d'abdiquer ce devoir fondamental attaché à la Charge pontificale dont il était le détenteur actuel, à savoir, comme je le disais en tête de ces lignes, "refuser par principe de déclarer au for public LA GUERRE SAINTE contre le méchant qui, de manière ou d'autre, attente mortellement à la Civilisation, qu'elle soit judéo-chrétienne ou simplement naturelle". Tout au contraire, il prend à son bon devoir d'y œuvrer près les principaux responsables politiques d'alors.
           
        Cependant, et je le dis la mort dans l'âme, Pie VI ne va pas tarder à l'abdiquer, l'abandonner purement et simplement, ce devoir fondamental de sa Charge apostolique, par défaitisme, découragement et même profonde désespérance je n'ose pas parler, en ce qui le concerne, de très-peccamineux désespoir quoique... Et ce sera là le maudit départ ab initio, sur lequel on comprendra que je vais à présent zoomer grand'format et me focaliser, du lâchage complet de tous ses successeurs sur le Siège de Pierre quant à leur devoir de déclarer la guerre sainte active et co-active avec toutes les nations contre le méchant lorsqu'il s'avère que c'est nécessaire, très-coupable lâchage et abandon que tous les papes des XIXème et XXème siècles, sans exception aucune en ce compris les plus saints en leur for privé, suivront, sans jamais revenir à reprendre en mains cedit devoir fondamental et salvateur, jusqu'à donc notre pape Léon XIV, ce que notre actualité sinistre nous montre abominablement et qui suscite dans toute âme catholique véritable dont la mienne, et à juste titre, la sainte-colère Boanergès.
           
        Mais Pie VI, donc, en 1792, n'en est pas encore à lâcher son devoir en la matière. Puis, lorsque, pour commencer l'atroce Terreur, le bon roy Louis XVI est guillotiné par les terroristes révolutionnaires le 21 janvier 1793, le pape en est effrayé, il est épouvanté de la puissance qu'a le mal au for public (comme actuellement nous le sommes, nous aussi, de voir la puissance du mal, ad intra dans le malheureux pays d'Iran tombé au pouvoir des terroristes musulmans et aussi ad extra, en mettant par le blocage du détroit d'Ormuz toute l'économie mondiale en grand'péril). Comme commotionné et paralysé par l'abomination de ce crime des crimes par lequel les méchants d'alors montraient si bien et si clairement leur but purement diabolique de renverser in radice la Civilisation (car le roy de France est pivot cardinal, pierre d'angle, de la Civilisation au Temps des nations, cf. mon grand Traité de la religion royale française, etc., au lien suivant, qui l'explique bien et en donne toutes les preuves, à la fois théologiques et historiques : https://www.eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/TRRFCompletDuToutAvecNDDeGra%C3%A7ayA4.pdf), il n'y réagit que tardivement, par son Bref Quare Lacrymæ qu'il prononce en consistoire secret devant ses cardinaux le 17 juin 1793, après un long délai (trop ?) prudentiel de quelque six mois, c'est-à-dire dès qu'il sent qu'il le peut faire en toute sécurité, car les armées révolutionnaires menées par un certain général Buonaparte menacent déjà le nord de l'Italie.
           
        Ses premiers mots sont pour dire la profonde souffrance de son âme : "Vénérables Frères, comment Notre voix n’est-elle point étouffée dans ce moment par Nos larmes et par Nos sanglots ? N’est-ce pas plutôt par Nos gémissements que par Nos paroles, qu’il convient d’exprimer cette douleur sans bornes que Nous sommes obligés de manifester devant vous en vous retraçant le spectacle que l’on vit à Paris le 21 du mois de janvier dernier. Le Roi très-chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie et ce jugement s’est exécuté".
           
        Et le pape s'empresse de poursuivre en niant immédiatement toute validité et légitimité politiques aux méchants qui se sont livrés à ce quasi parricide spirituel : "La Convention Nationale n’avait ni droit ni autorité pour prononcer la sentence". Et on aimerait franchement que la communauté internationale et le pape Léon XIV en disent autant et aussi clairement, quant au prétendu pouvoir politique des terroristes Gardiens de la révolution en Iran et autres "autorités" de leurs proxys du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza, au lieu de traiter à parité politique avec eux dans des "accords" de toutes façons caduques et juridiquement nuls, comme s'ils avaient une autorité politique, ou laisser les medias publics officiels leur donner traîtreusement une parole autorisée...
           
        Puis encore, Pie VI dénonce dans les méchants d'alors leur volonté d'attenter à la Civilisation et la base d'icelle qui est le christianisme : "Et qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ?" Là encore, on n'entendra nulle part que les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs ont pour but premier l'anéantissement de la Civilisation, ce que prouve le blocage du détroit d'Ormuz qui a pour objectif évident de paralyser l'économie mondiale et subséquemment de faire s'écrouler la Civilisation... N'est-il pourtant pas des plus clairs qu'Israël et les États-Unis étant les seuls attaquants officiels de l'Iran islamisé, les terroristes d'Iran y ont répondu immédiatement en attaquant à la fois toutes les nations du monde entier indistinctement, donc la Civilisation mondiale en tant que telle, par le blocage du détroit d'Ormuz...? Comment donc les pouvoirs politiques occidentaux, traîtres de leur mission à se défendre activement eux-mêmes et leurs peuples, singulièrement lâches et défaillants, osent-ils se dire non-concernés par cette attaque quand leur économie nationale en est profondément déstabilisée au point de la mettre en péril prochain de mort...?
           
        Et Pie VI, en juin 1793, ne manque pas de préciser qu'il y a longtemps qu'il prévoyait cette victoire du mal dans la figure du monde qui passe : "Et Nous-mêmes aussi, dès le commencement de Notre Pontificat [= 1775], prévoyant les exécrables manœuvres d’un parti si perfide [celui des philosophes voltairiens], Nous annoncions le péril imminent qui menaçait l’Europe dans Notre Lettre Encyclique adressée à tous les Évêques de l’Église Catholique… Si l’on avait écouté Nos représentations et Nos avis, Nous n’aurions pas à gémir maintenant de cette vaste conjuration tramée contre les rois et contre les empires". Avertir les nations contemporaines du péril terroriste musulman qui pèse sur eux comme épée de Damoclès, ce n'est certes pas le cas des papes modernes qui, par la bouche de Jean XXIII, stigmatisaient au contraire en 1963 dans Pacem in terris les "prophètes de malheur"...
           
        Puis, continuant sur sa bonne lancée de 1792 à l'empereur du Saint-Empire germanique, le pape Pie VI concluait Quare Lacrymæ en appelant à la punition des assassins du roy Louis XVI, c'est-à-dire à la guerre sainte contre eux : "Nous avons, Nous aussi, pour modèle la conduite de Clément VI, Notre prédécesseur, qui ne cessa de poursuivre la punition de l’assassinat d’André, Roi de Sicile, en infligeant les peines les plus fortes à ses meurtriers et à leurs complices, comme on peut le voir dans ses Lettres Apostoliques". Après la décapitation du roy Louis XVI et le commencement de la Terreur, en 1793, le pape des temps révolutionnaires français en restait donc encore bien à la doctrine de la guerre sainte, quand bien même il ne pouvait que constater, quant à lui, successeur de Pierre, son impuissance à renverser les méchants : "Mais que pouvons-Nous tenter, que pouvons-Nous attendre, quand il s’agit d’un peuple qui, non seulement n’a eu aucun égard pour Nos monitions, mais qui s’est encore permis, envers Nous, les offenses, les usurpations, les outrages et les calomnies les plus révoltantes". 
           
        Après le fatidique an 1793, une année passe et surtout trépasse bougrement, entachée de sang et de toutes sortes de crimes anti-civilisationnels, surtout et de préférence les pires. Tout semblait étrangement favoriser le triomphe insolent, arrogant et impudent des méchants en ce très-bas monde, et ce n'est pas sans émotion ni douleur que je l'écris en regardant par la fenêtre de mes sinistres jours 2026, lorsque, soudain, de manière inattendue, un homme d'État avec une colonne vertébrale se lève, un seul pour la période révolutionnaire française, comme de nos jours il n'y en a également que deux seuls, Trump et Netanyahou, je parle du premier ministre anglais Wiliam Pitt le Jeune (1759-1806), que là aussi j'éprouve un grand'honneur à citer dans mon écrit.
 
(image William Pitt)
           
        Pour relater la très-belle et édifiante épopée Pitt pour tâcher d'engager le pape de lutter contre la Révolution au moyen de la guerre sainte mise en œuvre et saintement déployée, parfaitement ignorée des historiens officiels, je vais me servir d'une grande page de l'historien Jacques Crétineau-Joly (1803-1875) tirée de son ouvrage L’Église romaine en face de la Révolution, 1859, t. I, pp. 183-198 dans la réédition faite par des tradis en 1976. Cette grande page d'Histoire, il est bon de le souligner, a pour elle une garantie d'authenticité absolue, non seulement dans le matériau de tout premier ordre dont s'est servi l'historien pour rédiger ses lignes, à savoir les archives secrètes du Vatican (lesquelles, à l'époque, n'étaient consultables par personne), mais encore par l'approbation officielle qu'a faite de sa rédaction le pape Pie IX lui-même, qui avait autorisé notre historien à consulter lesdites archives, ce qui montre la très-haute estime dans laquelle le pape tenait la valeur professionnelle de Crétineau-Joly non moins que son entier accord sur l'analyse de fond qu'il en fait. C'est dire que cette page d'Histoire que je vais citer maintenant est au-dessus de tout soupçon quant à la véracité du fait lui-même et de l'attitude de tous ses acteurs, principalement bien sûr celle du pape Pie VI qui m'intéresse surtout, et au premier chef (les italiques, les gras et les majuscules dans le texte cité, seront de moi ; j'y rajouterai aussi de temps en temps, entre crochets, de sérieux, graves et souvent indignés commentaires) :
           
        "[Le second] Pitt [premier ministre anglais en place aux temps de la Révolution, après la brillante carrière politique de son père], avait réfléchi sur les conséquences morales et politiques du fait révolutionnaire. Il s’en constitua l’ennemi personnel ; il chercha les moyens de réunir l’Europe contre les prédicants de démagogie. Son infatigable persévérance ne se dissimulait pas les obstacles de tout genre dont une pareille alliance était entourée ; mais il crut parer à plus d’une difficulté EN PROPOSANT AU PÈRE COMMUN DE SE PLACER À LA TÊTE DE CETTE LIGUE SAINTE. Pie VI, outragé et menacé à la tribune de tous les clubs et sur tous les théâtres de France, avait jugé nécessaire de prendre quelques précautions en vue de l’invasion antichrétienne. Plutôt pour sauvegarder les frontières de l’État romain que pour abriter le Saint-Siège apostolique, il avait ordonné des mesures militaires et une concentration de troupes autour de Rome. Il avait auprès de lui le cardinal Maury, nature vigoureuse, qui ne demandait pas mieux que de continuer par les armes la croisade que son éloquence avait entreprise à l’Assemblée nationale. Les cardinaux de l’intimité du Pontife, étaient par leur caractère ou pour leurs antécédents, tout disposés à seconder une coalition monarchique.
           
        "Pitt s’était fait rendre compte de ces dispositions. Il connaissait le courage personnel du vicaire de Jésus-Christ. Il savait qu’aux maux extrêmes on doit opposer des remèdes encore plus extrêmes ; IL CRUT DONC QUE LE ROYAUME DE DIEU POUVAIT ENCORE ÊTRE DE CE MONDE [... lui, l’hérétique !, il y croyait encore !, quand nous allons avoir la douleur et l'humiliation d'enregistrer, par les déplorables lignes qui vont suivre, que le pape Pie VI n'y croyait plus !]. Les Roys hésitaient ou tremblaient. Ceux mêmes qui avaient les armes à la main ne combattaient que dans le but d’arriver à une transaction, la moins déshonorante possible, mais, avant tout, la plus profitable à leurs intérêts du moment [quant à notre crise du Moyen-Orient, suivez mon regard vers tous les gouvernements démocratiques européens actuels, en lisant ce passage... Ne voit-on pas Macron, Starmer, Merz, etc., émettre le projet insensé et ridicule de vouloir créer ensemble stupidement une force pour sécuriser le détroit d'Ormuz... après les hostilités ! Alors qu'il n'est même pas besoin de réfléchir pour comprendre qu'après les hostilités, le détroit étant de nouveau libre, il n'y aura pas plus besoin de le sécuriser qu'avant les hostilités, avec des soldats de plomb ou de la Finul, même Lapalisse aurait pu le deviner... mais pas nos chefs d'État occidentaux !!! Nos dirigeants européens montrent là la folie intégrale et l'impuissance coupable où les mènent les "droits de l'homme"... "Les efforts des Européens ne sont pas sérieux", n'a eu que trop raison de dire il y a quelques jours Pete Egseth, le secrétaire américain à la Défense. Ils ne sont que de cataclysmiques enfonceurs de porte ouverte qui devraient plutôt méditer et surtout s'inspirer de la très-glorieuse geste militaire de Charles Martel, le roy franc du VIIIème siècle, qui écrasa sur sol franc les Sarrazins en 732 avec, nous apprennent les chartes de l'époque, tous ses "EUROPENSES", c'est-à-dire avec tous ses vassaux et alliés francs qui formaient l'Europe d'alors... Et c'est la même chose que tous les Européens unis devraient faire actuellement, et au premier chef car c'est l'Europe qui a métapolitiquement le leadership au Temps des nations qui est nôtre, à tout le moins aider l'américain Trump qui tâche de le faire avec Netanyahou, au lieu de s'en désolidariser traîtreusement et fort lâchement].  
           
        "Au milieu de tous ces affaissements royaux, Pitt entrevoit que LE SEUL MOYEN DE VAINCRE L’IDÉE RÉVOLUTIONNAIRE, C’EST DE LUI OPPOSER L’IDÉE RELIGIEUSE [Quelle remarquable vue supérieure, possède cet... hérétique ! Et combien sa haute et surnaturelle réflexion est valable actuellement contre les terroristes musulmans d'Iran et d'ailleurs, qui ne peuvent être vaincus et terrassés sans retour que par la vraie Religion, celle catholique !]. Les ambassadeurs anglais dans les cours étrangères ont ordre d’approuver, d’exalter, de citer comme modèle l’attitude et la vigueur du Pape. Bientôt l’éloge du Saint-Siège et l’urgence de reconnaître le Pape comme chef suprême et lien ostensible de la ligue contre la Révolution se trouvent dans la bouche de tous les ministres britanniques. Une négociation officieuse s’ouvrit à Londres entre le cabinet de Saint-James et les prélats émigrés, à la tête desquels se trouvait Arthur Dillon, archevêque de Narbonne [lequel, à son honneur et gloire, deviendra un évêque Réclamant contre le concordat napoléonien ; cf. mon article de fond sur cette question, ici : https://www.eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/coup-d-il-profond-sur-lactu-qui-buzze-et-le-buzz-de-lactu-invalidit-de-la-destitution-de-mgr-strickland-par-fran-ois-comme-de-celle-des-82-v-ques-fran-ais-par-pie-vii-lors-du-concordat-napol-onien-d-fense-des-v-ques-r-clamants-?Itemid=1].
           
        "WILLIAM PITT VOULAIT METTRE LA GRANDE IMAGE DE LA PAPAUTÉ EN FACE DE LA RÉVOLUTION ; il espérait en tirer parti pour ses vues ultérieures. Une correspondance sans caractère officiel s’engagea à ce sujet entre le cardinal de Montmorency-Laval et Arthur Dillon, puis François de Conzié, évêque d’Arras [autre évêque glorieusement Réclamant], écrivit en mai 1794, au cardinal de Bernis : "«Depuis mes dernières communications d’Allemagne, mande-t-il au vieil ambassadeur de Louis XV et de Louis XVI près le Saint-Siège, j’ai reçu, à mon arrivée ici, un billet du cardinal Zelada, secrétaire d’État de Sa Sainteté, et j’ai beaucoup causé avec M. Pitt de son contenu. Le ministre m’a témoigné une sincère et profonde admiration pour la vigueur que déploie la cour de Rome ; mais il m’a dit très-franchement que, sans vouloir faire d’une vaste coalition monarchique une affaire particulière de religion, IL CROYAIT PLUS QUE JAMAIS L'INTERVENTION DU PAPE ESSENTIELLE DANS LES CIRCONSTANCES PRÉSENTES. Avec son prodigieux bon sens, M. Pitt entre très-bien dans les raisons que développe le Saint-Père ; mais il désirerait que la cour de Rome appliquât À L’UNIVERS ENTIER les mesures qu’elle a prises en vue d’une invasion républicaine sur le territoire pontifical [… C’était l’hérétique qui rappelait le pape à son devoir en matière de Politique universelle !]. M. PITT PENSE QU'IL N'EST POSSIBLE DE S'OPPOSER AU TORRENT RÉVOLUTIONNAIRE QU'EN LUI JETANT COMME DIGUE L'EUROPE ENTIÈRE ARMÉE [Quel écho formidable éveille cette pensée dans notre situation actuelle, où le terrorisme musulman ne peut lui aussi être vaincu et exterminé que par et avec toute la Communauté internationale militairement réunie, et surtout l'Europe !].
           
        "Ses idées sur cette coalition sont celles-ci. Il m’a dit : Je ne demande pas que le Pape se mette de sa personne à la tête d’une croisade politique ou qu’il la prêche comme Urbain II. Ces temps sont passés ; et, si je ne les regrette pas comme anglican, je puis bien, dans la situation actuelle, ne pas avoir le même sentiment comme homme et comme ministre de la Grande-Bretagne, chargé de veiller à la conservation de l’Europe ébranlée [... voyez comme les simples intérêts temporels, humains, voire bassement matériels, ont besoin de la force de la Religion pour simplement... pouvoir exister !]. Les coalitions [simplement politiques] auxquelles nous travaillons, au nom de l’ordre social, sont combattues et déjouées par des intérêts particuliers. En plus d’une occasion, j’ai déjà vu les cours du continent reculer devant les divergences d’opinion et de culte qui nous séparent ; JE PENSE QU’UN LIEN COMMUN DEVRAIT TOUS NOUS RÉUNIR. LE PAPE PEUT SEUL ÊTRE CE CENTRE. Il a l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, et une partie de l’Allemagne sous la main. Son autorité, momentanément affaiblie par des causes regrettables [tout le monde se rendait certes bien compte de la persécution fomentée par les cours royales et princières d'Ancien-Régime, surtout celles bourboniennes, contre le Saint-Siège, depuis les révolutionnaires Traités de Wesphalie (1650), et qui l'avait presque mortellement affaibli, avec la subséquente affaire de la suppression des Jésuites en 1773 sous le malheureux pape Clément XIV... Cf. l'article suivant, où je rentre dans le grand détail de cette grave persécution de la papauté d'Ancien-Régime par les cours européennes, singulièrement celles bourboniennes : https://www.eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/les-papes-modernes-ont-ils-des-exc-i-uses-d-avoir-cede-au-republicanisme-post-revolutionnaire-constitutionnellement-athee-1?Itemid=1peut très-facilement recouvrer le prestige perdu, surtout quand la Prusse et la Russie, de concert avec l’Angleterre, y prêteront la main [raisonnement ô combien judicieux et inspiré : le ministre d'État hérétique, ici, sur des bases de raisonnement de Foi, d'une Foi vive et agissante, semblait vraiment l'instrument de Dieu, et s’entretenait l'âme dans la vertu d’Espérance en Politique...]. Le soulèvement de la Vendée indique qu’en France on pourrait encore, dans plusieurs provinces, trouver de pareils dévouements.
           
        "Je crois donc que la cour de Rome pourrait et devrait jouer un beau rôle au milieu des secousses. Sur l’observation que je me permis de lui faire de l’âge du Souverain pontife [il avait 80 ans] et de sa manière de juger les évènements, M. Pitt ajouta qu’il comprenait et approuvait cette réserve ; qu’on avait eu tort de tenir la Papauté dans l’isolement, qu’elle était une force avec laquelle il fallait toujours compter, et que les gouvernements devaient se reprocher cette ingratitude ; mais, reprit-il, dans le danger commun, il n’est plus temps de se laisser aller à d’inutiles récriminations. (...) Une bulle du Pape, présentée aux cours catholiques par des légats a latere, et annonçant la guerre sainte, la guerre à l’anarchie, produirait un grand et salutaire effet. ELLE ARMERAIT LES SOUVERAINS ET LES NATIONS ; elle fonderait une alliance INDISSOLUBLE, SEUL moyen de résister au sauvage enthousiasme de la démagogie [... Que dire, pour notre actuel, de la sauvage excitation à la curée des terroristes musulmans !]. J’ai eu de longues conférences avec quelques-uns de vos évêques émigrés. Il y en a plusieurs encore dans la maturité et qui seraient tout prêts à seconder nos vues, si le pape s’y associait. (...) Si le pape se décidait à envoyer des légats aux cours catholiques, je connais assez mon pays pour répondre d’avance qu’ils ne seraient pas reçus avec plus de respect à Vienne ou à Madrid qu’à Londres même. Les divergences de religion s’effacent dans un immense péril commun. Si le pape consent à publier la bulle de coalition, une flotte anglaise ira croiser sur les côtes d’Italie pour protéger les États romains, et cette flotte portera en même temps un ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté près le Saint-Siège pour honorer le chef visible de cette alliance indispensable.  
           
        "«Tel est en abrégé le récit de mon entrevue avec M. Pitt. Votre Éminence y verra qu’il ne recule devant aucun obstacle, et qu’il sait très-bien les aplanir [... et en effet, quelle magnifique et incroyable chose de voir un hérétique promouvoir le Plan divin si intelligemment, si bellement, si... catholiquement, auprès des catholiques défaillants, pape, surtout, y compris !]. La proposition que je suis en état de transmettre n’a rien d’officiel ; c’est le résultat d’une conviction particulière si l’on veut ; mais pour qui connaît M. Pitt et sa ténacité, il n’y a pas à douter de l’adhésion du Parlement anglais à un semblable projet. (...) Tous croient avec nous qu’une aussi auguste manifestation [que constituerait la bulle de coalition du pape] pourrait avoir des conséquences incalculables [mais oui, bien sûr, c’était parfaitement bien vu !]. Mais à Rome, où est le conseil, la lumière et la direction, sera-t-on du même avis ? (...) Je dois faire observer à Votre Éminence que la proposition de M. Pitt me semble renfermer beaucoup d’avantages et fort peu d’inconvénients.
           
        "La cour de Rome n’ignore sans doute pas le sort que la Convention lui destine ; un jour ou l’autre, le Vatican sera la proie de nos révolutionnaires, et alors que deviendra le pape ? [prophétie parfaitement lucide et réalisée à peine un an après, lorsque Pie VI sera fait prisonnier et consommera son martyr] (...) M. Pitt, en discutant avec d’autres prélats les éventualités de sa proposition, a émis l’idée qu’en cas d’invasion prévue du patrimoine de Saint-Pierre, le Pape et le Sacré-Collège pourraient, en toute sûreté, se retirer sur des vaisseaux anglais, qui les transporteraient en Sicile, à Madère ou aux îles Baléares ; le lieu de retraite choisi serait mis à couvert d’un coup de main par les flottes britanniques. L’Angleterre s’est montrée et se montre chaque jour, envers le clergé français [émigré], animée d’une si sainte et si généreuse délicatesse, que je croirais faire injure à l’humanité en soupçonnant d’une arrière-pensée ce peuple qui nous entoure, nous, évêques proscrits pour notre Foi, de toutes sortes d’hommages pieux et de soins paternels. Je n’ose pas insister davantage sur tous ces points dont Rome est meilleur juge que moi. Je transmets à Votre Éminence les principaux détails de mon entrevue avec M. Pitt, et je vous prie de les soumettre au Saint-Père, afin de m’acquitter de la mission dont je suis heureux d’avoir été chargé»".  
           
        Autant le projet Pitt remplit l’âme de la Vertu de Dieu, autant, hélas, la réponse de Rome, du pape Pie VI, que nous allons voir maintenant, couvre de honte l'âme catholique. Et c’est avec cette honte particulière pour les fautes des pères, crucifiante, aigüe, cuisante et cruelle, qui atteint l'âme dans le fond de son tréfonds, que je continue maintenant à rapporter ces lignes :  
           
        "À cette communication, ne manquant ni de perspicacité ni de prévision [certes, certes, ... ô combien !], le cardinal de Bernis répondit le 10 juin 1794 : «Le très-saint Père, dans la dernière audience qu’il a daigné m’accorder, a voulu lire lui-même à haute voix et devant le cardinal secrétaire d’État, votre lettre dernière. Au milieu de tous les tourments qui l’accablent, Sa Sainteté a été profondément émue et s’est montrée très-reconnaissante des sentiments dont Votre Grandeur se faisait l’interprète. Le Pape désire que vous en témoigniez à M. Pitt toute sa plus sincère gratitude. Il l’a exprimée avec une telle éloquence de cœur et de langage que je ne puis vous rendre que très-faiblement l’impression que j’en ai ressentie. Le très-saint Père apprécie avec une haute sagesse tous les dangers dont il est entouré ; il les connaît, il les prévoit depuis longtemps. Son inébranlable constance saura les braver. Il a le martyre du devoir à endurer : il s’y prépare par la prière [... on ne peut s’empêcher de remarquer ici que le Saint-Père répond complètement à côté de la question : à une adresse faite par le premier ministre anglais à sa Personne publique de "Vicaire du Christ", ayant de soi vocation à la Politique universelle, Pie VI répond en faisant allusion à sa simple personne privée...]. 
           
        "M. Pitt a la bonté de lui offrir, en cas de besoin, un asile assuré sous la protection du pavillon britannique [ce n’est pas cela que proposait le ministre anglais au pape : certes, Pitt offrait cet asile à la personne privée du pape, mais uniquement dans le cadre des possibles attaques révolutionnaires qui auraient été les suites probables de l’émission par Pie VI de la bulle de coalition européenne contre la Révolution, pas pour les suites naturelles de l’évolution révolutionnaires laissée à elle-même, comme veut l’entendre ici le pape, avec une grande fausseté dans sa réponse : il y a quand même une bougre différence ! Mais, on ne le voit que trop bien ici, la mort dans l’âme, il est trop clair que le pape Pie VI ne pense pas UN SEUL INSTANT à sa fonction de Pasteur universel ayant, de par sa Charge suprême même, à jouer un rôle sur le plan politique international, et très-notamment d'avoir à déclarer en tant que Vicaire du Christ-Roy, la guerre sainte...]. Sa Sainteté déclare qu’elle accepterait avec bonheur cet honorable asile, et que le Sacré-Collège l’y suivrait avec pleine confiance. Mais le Pape croit ne pouvoir et ne devoir laisser le tombeau des saints Apôtres que forcé et contraint ; sa résolution irrévocable est d’attendre, au pied de son crucifix, l’ennemi venant au nom de la Révolution".  
           
        ... Sans, donc, RIEN faire, pour l’empêcher. Quand bien même le plan Pitt ne lui demandait qu’un très-léger effort, prenant toute l’organisation sur lui...! Le génial premier ministre anglais avait en effet fort bien prévu les choses en se réservant à lui même et aux puissances politiques européennes de préparer militairement toute la Croisade anti-révolutionnaire, déchargeant le pape âgé de tout effort sur cela : en fait, la Croisade ÉTAIT DÉJÀ PRÊTE, le pape, auquel Pitt mettait clefs en mains, n’avait plus qu’à tourner la clef pour allumer le moteur, c'est-à-dire apporter sa caution morale publiquement ; le pape n'avait qu'à simplement bouger le petit doigt en signant la bulle de coalition européenne, puis à la promulguer officiellement ! Quelle PETITE chose, qui demandait si peu d’efforts et de soucis au pape, et qui, fort peccamineusement, point ne fut faite !!!  
           
        En vérité, comme nous sommes loin, avec le pape Pie VI, de la dignité et de l’esprit de sacrifice personnels du pape Grégoire VII, préparant ardemment lui-même, en personne physique, une Croisade pour délivrer les chrétiens des pays d’Orient, tâchant d’y intéresser le césariste Henri IV d’Allemagne (en pure perte d’ailleurs), aux mœurs rien moins que chrétiennes. Voici la mâle lettre qu'il lui écrit, par exemple : "En outre, je donne avis à votre grandeur que les chrétiens d’au-delà des mers, cruellement persécutés par les païens, journellement mis à mort comme de vils animaux et pressés par la misère extrême qui les accable, ont envoyé me prier humblement de les secourir de la manière que je pourrais, et d’empêcher que la Religion chrétienne, ce qu’à Dieu ne plaise, ne périsse entièrement chez eux. J’en suis navré de douleur, jusqu’à désirer la mort et aimer mieux exposer ma vie pour eux que de commander à toute la terre, en négligeant de les secourir. C’est pourquoi j’ai travaillé à y exciter tous les chrétiens et à leur persuader de donner leur vie pour leurs frères, en défendant la loi de Jésus-Christ, et de montrer, par cette preuve éclatante, la noblesse des enfants de Dieu. Les Italiens et ceux d’au-delà des monts, inspirés de Dieu, je n’en doute point, ont reçu de bon cœur cette exhortation, et il y en a déjà plus de cinquante mille qui se préparent à cette expédition, s’ils peuvent m’y avoir pour chef et pour pontife [car le pape Grégoire VII avait bel et bien l’intention de "faire le voyage" en personne…], résolus de marcher à main armée contre les ennemis de Dieu, et d’aller, Lui conduisant, jusqu’au sépulcre du Seigneur" (Histoire universelle de l'Église catholique, abbé Rohrbacher, t. XIV, p. 240). Et l'historien de commenter ainsi, avec toute raison : "Si le roi Henri avait voulu seconder le pape dans cette expédition et réunir les forces de l’Allemagne contre les païens, l’Allemagne eût été tranquille au-dedans, les païens se seraient convertis au christianisme, ou du moins rendus tributaires aux princes chrétiens. C’est la réflexion d’un historien du temps, Brunon de Saxe" (ibid., p. 241).
 
        Exactement de la même manière, je le dirai mieux tout-à-l’heure, que la "Croisade Pitt" aurait tout naturellement ramené les hérétiques protestants, allemands, anglais, et les schismatiques russes, au Siège de Pierre, sans oublier d’y ramener à deux genoux sinon à trois les princes catholiques, singulièrement défaillants de leurs devoirs de vénération envers le pape depuis les Traités de Westphalie, reprenant soudain et salutairement conscience de la puissance supérieure de la fonction pontificale dans les affaires TEMPORELLES, c'est-à-dire sur leur propre pouvoir politique à eux ! Or, avec le pape Pie VI, le tableau est affreux : loin que ce soit, comme avec Grégoire VII, le pape qui entraîne le laïc dans le bon combat, le bonum certamen certavi dont nous parle saint Paul dans une épître, c’est le laïc, ... de religion hérétique de surcroît !, qui y entraîne providentiellement, de par Dieu, le pape, un pape qui... refuse de se laisser entraîner dans ledit bon combat, jouant le rôle très-négatif du… rebelle et fort peu chrétien Henri IV d'Allemagne de l’époque du pape Grégoire VII ! Quel affreux renversement !! L’espèce de démission confinant au désespoir du pape Pie VI était si évidente, si affichée, si publiquement scandaleuse même, qu’elle fut perçue par les ennemis du nom très-chrétien eux-mêmes, témoin cette commission que Napoléon pria le P. Fumé, supérieur général des Camaldules, de transmettre au pape : "Vous direz à Pie VI que Bonaparte n’est pas un Attila, et que, quand il en serait un, le pape devrait se souvenir qu’il est successeur de Léon" (ibid., Rohrbacher, t. XXVII, p. 544). Quelle douleur, pour l’âme catholique, de voir un Napoléon des "droits de l'homme" rappeler le pape, par ces paroles cinglantes, à son devoir militant très-chrétien des Droits de Dieu !!!  
           
        Mais poursuivons la lecture de Crétineau-Joly, qui continue à nous rapporter la lamentable attitude du pape Pie VI, dans sa réponse au génial et très-providentiel plan Pitt : "Le gouvernement pontifical a pris, dans la mesure de ses moyens, les précautions militaires qui lui étaient suggérées pour sauvegarder ses bien-aimés sujets ; mais il n’entre ni dans sa politique, ni dans ses vœux, de fomenter des guerres PLUS OU MOINS JUSTES [Quel propos scandaleux, monstrueusement scandaleux !!! Que Pie VI récusât dans la pratique le projet de Pitt, c’était déjà chose fort coupable et répréhensible, mais qu’en outre, il osât le condamner très-vicieusement dans le principe, en faisant reposer sur lui d’injustes et volontairement vagues suspicions (le pape aurait été bien empêtré de dire en quoi le plan de Pitt contre la Révolution était une guerre "plus ou moins juste", à moins qu’il ne faille supposer que l’idée démocratique avait déjà fait son chemin dans son cerveau, ce que montrerait, il faut bien le remarquer, son très-scandaleux Bref Pastoralis Sollicitudo signé deux ans après cet épisode, comme nous l'allons voir plus loin...), ce n’est plus une simple faute de faiblesse qu’on peut comprendre à cause de l’attitude rebelle et fort peu chrétienne des cours absolutistes d'Ancien-Régime envers le Siège de Pierre, c’est le reniement d’un point capital de doctrine, c’est carrément une apostasie de l'Ordre très-chrétien tout entier, que le Vicaire du Christ avait, au tout premier chef, le devoir de garder et protéger comme prunelle de son œil parmi les enfants des hommes : il y a vraiment là, dans ce refus de Pie VI du plan Pitt, une véritable apostasie, des plus scandaleuses, qui dévoile hélas fort bien que les grands-clercs ont prévariqué quant au Bien commun politique universel dès la période révolutionnaire...].
           
        "Plus que personne, Sa Sainteté déplore les inqualifiables excès auxquels se livre la France révolutionnaire [... c’était bien le moins !] ; mais ces excès, ce n’est pas au souverain Pontife, qui est toujours père, qu’il appartient de les punir par des armes temporelles [!!!] ; le Saint-Siège en aurait la volonté, qu’il n’en a plus la puissance [MAIS IL NE L’A PLUS, CETTE VOLONTÉ !, IL VIENT DE NOUS LE DIRE SANS COMPLEXE ! ET C’EST POURQUOI IL NE VEUT PLUS EN AVOIR LA PUISSANCE QUE PITT LUI METTAIT PROVIDENTIELLEMENT DANS LES MAINS. Et puis, et puis, remarquez ce scandaleux prétexte qu'ose invoquer le pape de sa qualité de "père de tous", pour ne point réprimer... les méchants, les révolutionnaires, prétexte que, là aussi remarquons-le avec soin, invoque lui aussi, en copier-coller, notre triste pape Léon XIV dans la guerre au Moyen-Orient, mettant la paix à tout prix qui ne connaît plus de bons ni de méchants au-dessus de son devoir... Pie VI, pour en rester à lui, aurait mieux fait de se rappeler qu’avant d’être le père des méchants, il l’était des bons massacrés par les méchants, qu’il abandonnait ainsi lâchement à leur sort... avant de les obliger, sous peine de damnation, deux ans plus tard, en 1796, par le Bref le plus scandaleux de tout le bullaire pontifical, Pastoralis Sollicitudo, de reconnaître la prétendue autorité politique des méchants sur eux !]. Tout en admirant l’active énergie de M. Pitt [hypocrite, feinte et mensongère admiration de ce qui était effectivement vraiment très-admirable, très-catholiquement admirable : quelle Foi vive et agissante, en effet, quelle vigueur d'homme providentiel, dans le premier ministre anglais William Pitt, cet... hérétique !, ce… schismatique !], le Pape se résigne au spectacle du mal [oh ! quelle atroce phrase !!!], et attend d’en être la victime [il sera exaucé durement, et... heureusement pour le salut de son âme].  
           
        "La coalition dont s’occupe le gouvernement britannique, est une chose grave et utile [… le pape vient juste de dire le contraire, en traitant le projet Pitt de "guerres plus ou moins justes"…]. Le gouvernement pontifical est tout disposé à y adhérer et à lui prêter son concours [... sans en prendre la tête, ce qui revenait en pratique à saborder à la racine ledit projet puisque sa force principale résidait dans le fait de mettre le pape à la tête de la coalition... qu’on prétend ainsi, par le refus, hypocritement soutenir] : c’est pour lui un droit et une obligation [comme tout cela sent le forcé !!] ; mais pour le moment, Sa Sainteté ne désire pas aller plus avant [... on l’avait deviné]. On a trop reproché à la Papauté son immixtion dans les querelles des roys et des peuples pour que le Saint-Siège vienne encore fournir matière à des blâmes inconsidérés ou à des représailles coupables [certes, certes, c’était une excuse fondée, nous l’avons vu, et même parfaitement fondée : mais ce qui ne l’est pas, c’est d’assimiler une immixtion papale dans les affaires politiques entre roys très-chrétiens d’Europe avec celle qui aurait consisté, pour le Pape, à intervenir contre des rebelles de l’Ordre très-chrétien lui-même. On voit bien, là, entre les lignes, que le principe de cet Ordre très-chrétien "fondé par Dieu" (loi salique), royal et sacral, avec la nation française à sa tête, est formidablement absent, ne pèse d’aucun poids, dans l’esprit du pape ! Quelle peccamineuse démission ! Notez bien d’ailleurs que Pitt avait par avance récusé cette excuse, en disant au pape : "… qu’on avait eu tort de tenir la Papauté dans l’isolement, qu’elle était une force avec laquelle il fallait toujours compter, et que les gouvernements devaient se reprocher cette ingratitude ; mais, reprit-il, dans le danger commun, il n’est plus temps de se laisser aller à d’inutiles récriminations" : l’Histoire nous force de constater que le pape, lui, préférait s’y laisser aller, se laisser aller à de mauvais et réprouvés sentiments ténébreux de dépit, de rancœur froissée, bref, écouter le "vieil homme" que saint Paul demande de remplacer par l'homme nouveau…].  
           
        "Le Pape ne peut plus avoir de guerre, MÊME JUSTE, à ordonner ou à prêcher [... ô blasphème !] ; il ne lui reste qu’à en subir les conséquences [ce propos inouï, de très-réprouvée démission et même de désespoir, par lequel le pape refuse dans le principe de patronner des guerres justes, est ni plus ni moins une abdication d'un mandat majeur de la fonction pontificale… Mais faut-il lire : ne peut ou ne veut ? Il semblerait que ce soit : ne veut plus ; considérez en tous cas que le très-scandaleux "même juste" est une avant-première de la gnose "chrétienne-laïque" qui professe que toute guerre ne peut, en soi, qu'être injuste]. Il n’y a pas assez d’union, pas assez d’homogénéité chez les souverains, et surtout dans leurs conseils, pour espérer que l’intervention pontificale aurait l’efficacité désirée [... mais, mais, précisément, voyons ! Le projet Pitt était suscité par la Providence divine pour... la faire renaître, cette unité internationale détruite par les péchés des hommes ! C'était ne plus croire à la puissance des Clefs, et c'était... le pape qui n'y croyait plus ! C’était vraiment là désespérer en Politique, sans raison sérieuse, désespérer du succès raisonnablement tout-à-fait prévisible de l’opération envisagée par Pitt, désespérer du bonum certamen certavi et de la puissance des Clefs ainsi que de la grâce de rénovation du Christ sur les âme, faute particulièrement grave, faut-il le dire, chez le chef des chrétiens]".  
           
        La meilleure preuve de la fausseté intrinsèque du prétexte mis en avant par le pape Pie VI, la meilleure preuve que le projet Pitt était tellement suscité par la Providence divine, on la voit dans le fait que la coalition envisagée par lui fut finalement formée AVEC SUCCÈS par les puissances européennes pour permettre la réunion du conclave qui élira le successeur de Pie VI, le cardinal Chiaramonti, au Souverain Pontificat, en 1800...! C'est une autre très-belle page d'Histoire que nous relate... Crétineau-Joly lui-même soi-même, un peu plus loin dans son ouvrage, et que voici :
           
        "[Après la mort de Pie VI arrivée en 1799, provoquée par les mauvais traitements des soldats du Directoire lors de son exil], il n'y avait plus de pape, il ne devait plus y en avoir ; plus d'Église par conséquent. La Révolution se félicitait, avec le Directoire, de régner au Capitole et de commander au Vatican. Elle s'applaudissait d'avoir dispersé le Sacré-Collège et de rendre ainsi tout conclave impossible. Les jours marqués par le Philosophisme unis aux Jansénistes et aux Constitutionnels civils arrivaient à pas précipités. L'Église romaine allait tomber par morceaux comme un vieux mur qui n'a plus d'étais, quand tout-à-coup, la face des évènements change avec une rapidité providentielle. Ce qui jusqu'à ce jour a été la chose impossible devient soudain la chose la plus réalisable. Des rivalités, des malentendus, de sourdes ambitions, de tristes mécomptes, avaient, depuis 1792, maintenu entre les cabinets des Puissances, une fatale division. Leurs armées, se mettant en ligne, se faisant battre les unes après les autres, n'avaient produit ni un grand capitaine ni un grand fait militaire. Tout-à-coup, l'empereur Paul 1er de Russie se place à la tête d'une coalition formidable (...). Chose extraordinaire ! Les princes oublient leurs différends, les ministres ne se souviennent plus de leurs passions : tous sont équitables, tous sont modérés. Bientôt, les ambitions et les intérêts reprendront leur empire ; mais dans ce moment, chacun est dominé par une pensée plus élevée. On dirait que le Ciel, daignant concourir à leur œuvre de réparation, inspire à tous un profond sentiment de justice. Des Russes, des Anglais et des Turcs se sont improvisés les alliés de la catholique Autriche ; par une suite ininterrompue de victoires, ils ouvrent au Sacré-Collège les portes du Conclave. Les cardinaux, abrités par les baïonnettes de Souwarow, sortent de tous les lieux où la Démagogie les relégua. La République française et son Directoire ont détrôné le pape Pie VI et persécuté l'Église romaine. La République n'existe déjà plus que de nom ; le Directoire a sombré le 18 brumaire aux acclamations universelles, et, 22 jours après, le Conclave s'assemble paisiblement" (ibid., t. I, pp. 218, sq).
           
        Il n'est pas besoin de souligner beaucoup que cette coalition, à la tête de laquelle il ne manquait que le pape, était EXACTEMENT ce que voulait faire, avec un sens très-haut de la Providence divine, le premier ministre anglais, William Pitt, de très-glorieuse mémoire. Et voyez comme le rôle imparti dans son plan au pape n’était que d’un très-petit poids puisque la Providence divine, quelques petites années plus tard, s’est arrangée SANS LE PAPE pour former une coalition européenne, et que celle-ci a TRIOMPHÉ un moment, un trop court moment certes, de la Révolution…! En vérité, je l'écris dans l’amertume et l’opprobre, il n’y eut donc vraiment que la cour de Rome et le pape pour ne pas être à la hauteur de la Providence divine.  
           
        "M. Pitt, qui négocie avec toutes ces incertitudes royales ou ministérielles, doit comprendre, mieux que personne, le sentiment de dignité dont le Saint-Père est animé [c’était vraiment faire intervenir de mauvais sentiments de fierté et de dignité blessée là où il s’agissait justement de mettre en avant de hauts, dignes et surtout chrétiens sentiments d’oubli de l’offense : quel bel exemple ç’aurait été, de la part du Vicaire du Christ ! Pitt lui-même, rappelez-vous, prenant là comme le rôle des prophètes de Yahweh envers les roys d'Israël défaillants, le lui avait conseillé : "… Mais, dans le danger commun, il n’est plus temps de se laisser aller à d’inutiles récriminations". Ah !, sagesse romaine ! Comme tu aurais bien fait de suivre le prophète... anglican ! Pour le Bien commun politique universel, tu peux vraiment te vanter de marcher avec des pieds de plomb, comme scaphandrier immergé sous "la puissance des ténèbres"…]".  
           
        Même l'ultramontain Crétineau-Joly, relatant cette très-affligeante page de l’Histoire en excusant au maximum la cour de Rome et le pape, ne peut s’empêcher, tellement c’est évident, de remarquer à quel point le projet Pitt était providentiel : "Placer le souverain Pontife à la tête d’une coalition formée de roys catholiques ou non-catholiques, et faire rendre par ces roys à la puissance des Clefs l’hommage qu’ils lui avaient si longtemps disputé ou refusé, ÉTAIT UN PROJET D’UNE RARE INTELLIGENCE. La papauté seule, en effet, aurait pu triompher de l’idée révolutionnaire [... ce projet était en effet d’une "rare intelligence" : on ne peut s’empêcher de voir qu’en suivant le plan Pitt, tous les gouvernements non-catholiques européens, unis dans le feu et l’héroïsme du bon combat à mener pour le Bien commun politique universel, se seraient forcément, invinciblement, rapprochés de ceux catholiques et du Siège de Pierre, et l’hérésie et le schisme des premiers et le gallicanisme des seconds, auraient fort bien pu alors, la grâce de Dieu aidant, "fondre comme cire devant le feu" (exorcisme de Léon XIII)… Lorsque l’homme donne la première main, Dieu fait des miracles, Il ne se laisse jamais vaincre en générosité : c’est tout cela, ce Bien immense au niveau des Nations et de toute l’Europe, et donc du monde entier, que le pape envoie promener d’un revers de main paresseux, lâche et désespéré, cachant mal sa mauvaise humeur…].
           
        "Pour cela, il n’eut pas fallu de longue main dénaturer son caractère ou diminuer son empire sur les masses. Le projet de Londres arrivait donc trop tard. Son accomplissement était impossible [... non, non, cette réflexion ultramontaine de Crétineau-Joly est totalement et scandaleusement fausse : tout au contraire, il semble plutôt que la Voix du Ciel proposait là, tel le Sacré-Cœur à Louis XIV, un Plan de salut de Miséricorde ineffable qui aurait tout réparé à la fois, d’une Pierre (c’est bien le cas de le dire), deux coups, voire même plusieurs coups, des plus salutaires sur le plan surnaturel : 1/ anéantissement des rebelles et terroristes sataniques de la Révolution ; 2/ réunion des Nations de l’ancienne Chrétienté autour du Pape, entraînant : a) à tout le moins, atténuation du schisme russe et anglais et sans doute même leur conversion au niveau national (voyez par exemple l’attitude fort édifiante des anglais pendant la Révolution envers les émigrés, où l’on sent si bien le désir du pécheur protestant de revenir à bien, ce que même Pitt perçoit et qu’il dit au pape) ; b) à tout le moins, atténuation de l’hérésie protestante, luthérienne et calviniste, des pays allemands et suisses, et probablement conversion de toute la sphère germanique (n’oublions pas que du temps de Bossuet, il s’en fallut d’un cheveu que la grande masse des protestants allemands ne se convertisse et revienne dans le giron catholique…) ; c) soumission et attitude de nouveau respectueuses et filiales des roys et princes européens catholiques envers le pape, ceux-ci ayant salutairement repris tout soudain conscience de la suprématie politique internationale du Saint-Siège sur leur propre pouvoir national ; 3/ et en finale, reformation des liens de la Chrétienté par l’abolition des déjà révolutionnaires Traités de Westphalie, autour d’un Siège de Pierre immensément glorifié par sa victoire sur la Révolution et ayant récupéré par le fait même toute son autorité morale, jusques et y compris dans le domaine politique international, autorité politique universelle que Pierre possède de par son mandat divin, comme avait si bien su l'enseigner dans sa bulle le pape Boniface VIII aux temps de Philippe le Bel]".  
           
        Et, si l’on continue à enseigner son âme par l’Histoire, lieu théologique pour accéder à la Vérité de Dieu (Melchior Canus), il est étrange de voir Pie VI adopter pendant la Révolution exactement la même attitude diminuée que Pie XII pendant la seconde guerre mondiale, ou encore bien celle de Benoît XV pendant la première du nom, je veux dire : se cantonner à une action charitable purement... PRIVÉE, que d’ailleurs la réponse de Pie VI à Pitt laissait entrevoir : "Le vieux pape ne se dissimule pas que les jours de son règne sont comptés. (...) D’une voix rendue plus éclatante par l’approche des dangers, il a exalté ceux qui meurent en confessant leur Foi ; il veut veiller, comme une mère attentive, aux besoins de tous les proscrits. Évêques, prêtres, nobles et peuple, errent à travers l’Europe sans pain et sans vêtements [… quelle inconséquence cruelle ! Pie VI n’avait-il pas répondu à Pitt qu’il ne voulait plus de guerre "plus ou moins juste", guerre faite, précisément, pour rendre bonne... justice à ceux que la Révolution avait réduit à la misère en les spoliant de tous leurs biens pour cause de Religion ou d’attachement à l’Ordre très-chrétien ?!?].
           
        "Les revenus du patrimoine de saint Pierre sont bien affaiblis. Pie VI s’impose tous les sacrifices personnels les plus rigoureux pour subvenir à tant de glorieuses misères. Il a offert une royale hospitalité à Mesdames Adélaïde et Victoire, tantes du roy Louis XVI. À tous les exilés que la piété ou le hasard des évènements conduit vers les États de l’Église, le Pontife ouvre ses bras et son cœur ; il partage, il donne, il prodigue [... c’est fort touchant, la larmichette vient à l’œil, mais ce n’est pas édifiant après le refus démissionnaire et désespéré, immotivé et moralement scandaleux, du plan Pitt]. Son inépuisable charité rappelle à la terre, étonnée de tant de merveilleux résultats, cet œil vigilant, dont parle le prophète Daniel, et de qui la paupière ne s’appesantit jamais [... du moins, pour les choses de la charité privée...]. On dirait que le miracle de la multiplication des pains est devenu la chose la plus ordinaire à Rome, qui ne fut jamais marâtre à personne. Pie VI a consolé, il a secouru dans ses États [on verra bientôt les papes Benoît XV, Pie XII, pendant les deux guerres mondiales, en faire autant, avec les juifs quant à Pie XII... sans cependant se permettre la moindre condamnation publique des agissements nazis contre eux !] ; il faut que ses consolations et ses secours s’étendent partout où se trouvent une infortune et un dévouement.
           
        "Sa main, déjà tremblante, ne cesse d’écrire. Il presse, il conjure les princes et les évêques d’Italie, d’Espagne et d’Allemagne de se coaliser dans de saintes générosités [... Tuediable !!, quelle misère de voir à quelle coalition de bonnes sœurs à cornette et de bons frères quatre-bras, le Pape se réduisait !!! Comme si Notre-Seigneur Jésus-Christ avait donné au pape la Charge suprême de Vicaire universel des peuples pour soigner les malades dans les hôpitaux d’incurables !!! Mais ne vit-on pas le pape François avoir la même attitude d'abandon pratique d'un mandat majeur de sa fonction pontificale, c'est-à-dire se focaliser uniquement sur la charité privée en trahissant la charité publique que le Souverain Pontife doit absolument aux nations ? François n'a-t-il pas déclaré, s'appuyant donc, il faut soigneusement le remarquer, sur une très-longue pratique pontificale de ses prédécesseurs en la matière : "La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale" (Message du pape pour la journée mondiale du migrant et du réfugié, 21 août 2017) ; hélas, il est trop évident qu'il ne fit là que suivre l'exemple des papes modernes, à commencer par Pie VI, s'occupant de charité privée mais abandonnant complètement la charité publique commise au premier chef à la charge suprême de Vicaire du Christ, et qui inclut d'avoir à déclarer la guerre sainte contre le méchant]. Il fait passer son âme dans l’âme de tous les fidèles, et, renouvelant l’ère de la primitive Église, il veut que dans la Chrétienté il n’y ait plus qu’un seul cœur et qu’un même esprit.  
           
        "Au spectacle de cette bienfaisante sollicitude implorant de tous et de chacun des asiles pour abriter les proscrits, des dons pécuniaires pour les empêcher de mourir de faim, l’Église universelle applaudit en l’imitant. Catherine II de Russie met à la disposition des émigrés bien au-delà de ce que les prières du Pontife semblent demander. L’Angleterre hérétique ouvre au Clergé français un crédit d’hospitalité, qu’elle continuera même à travers les désastres. Depuis le jour où elle s’est séparée de l’unité, l’Angleterre n’a eu avec le Saint-Siège que des rapports hostiles. PIE VI A PARLÉ ; L’ANGLETERRE PRODIGUE SES TRÉSORS POUR HONORER UNE CONSTANCE RELIGIEUSE QU’ELLE N’A PAS IMITÉE [… la perfide Albion !, elle, proverbialement si avare ! Russie schismatique, Angleterre hérétique : PIE VI A PARLÉ, ILS OBÉISSENT IMMÉDIATEMENT, L’HISTOIRE NOUS LE DIT ! Voilà bien la meilleure preuve que les nations, TOUTES les nations, auraient suivi le pape comme un seul homme sur le plan politique universel, s’il avait eu le courage de se mettre à leur tête pour renverser la Révolution en France, sans même s’occuper concrètement et militairement de rien d’autre, comme le lui demandait William Pitt, vrai prophète de Yahweh Sabaoth, étonnant, édifiant, admirable et véritable instrument de la Providence divine dans cette affaire...]"
           
        L’Histoire révèle donc que si Pie VI essaya en 1792 de fomenter une coalition militaire européenne contre les révolutionnaires français, ou du moins de soutenir celle déjà existante mise en branle par les roys et princes européens, ce fut à un niveau beaucoup plus réduit, beaucoup moins viril, et pour tout dire beaucoup moins divin, que celui entrevu par le formidable plan de William Pitt.
           
        ... Sur cet homme que j'admire, j'ai à dire à mon lecteur une chose fort triste. C'est qu'il finira sa vie prématurément et diminué, usé, mais désabusé beaucoup plus encore, d'être obligé de voir le triomphe du mal politique de la Révolution en ce très-bas monde, surtout à cause de la vilenie morale des bons, de leur fameuse faiblesse qui est force des méchants. Mettant quant à lui sans compter mais tout seul, durant surtout son premier mandat de premier ministre anglais, toute sa grande et belle force et énergie politiques à renverser le très-révolutionnaire Napoléon, il en fut cependant vaincu dans la figure du monde qui passe, le grand triomphe maritime de l'amiral Horatio Nelson contre lui à Trafalgar en 1805 ne suffisant pas à renverser l'Ogre qui, là encore tels les terroriste nazis ou musulmans, mangeait ses propres enfants. Cette multi-défaite sans cesse revenue contre la Révolution, dont il eut à subir en Angleterre les revers et effets nombreux, rien ne soutenant le bonum certamen certavi pour l'abattre, surtout pas le pape, finit par démâter et terrasser moralement William Pitt, cet homme d'une grande dignité et qualité morales, foncièrement attaché et dévoué aux valeurs de la Civilisation, mais hélas nativement de santé fragile. Il se mit alors à boire du vin de Porto plus que de raison, et mourut rapidement à 47 ans.
           
        Mon lecteur comprendra aisément pourquoi j'ai cité l'épisode dans tout son long et très-grand détail : il nous a permis de repérer avec certitude que c'est dans l'année 1794, où le plan Pitt remue en électrochoc très-salutaire toute la cour de Rome et surtout Pie VI, que la papauté abdique ce devoir fondamental de la Charge pontificale à elle commis par le Christ Seigneur, à savoir de déclarer la guerre sainte contre tout assaillant au for public de la Civilisation judéo-chrétienne ou simplement naturelle, jusqu'à extermination complète et radicale du méchant.
           
        Cette année 1794 est le fatidique marque-page de la démission de la papauté pour défendre le Bien commun politique universel, dont nous-mêmes risquons de mourir définitivement avec et sous le pape Léon XIV, dont le règne pontifical se montre abominablement comme une antichambre du règne de l'Antéchrist-personne.  
                     
(autre image de William Pitt : cf. Wiki)
 
           
        Nous ne sommes pas, hélas, au pire, et il s'en faut de beaucoup. La dynamique du mal, du mal révolutionnaire radical auquel la papauté moderne, en 1794, donne main et parole par sa seule démission de déclarer contre lui la guerre sainte, exige en effet d'aller plus loin, beaucoup, beaucoup plus loin. Laisser vivre le méchant qui fait le mal au for public, par un coupable abandon du devoir de l'exterminer, c'est implicitement lui reconnaître le droit d'exister, et donc d'exister en faisant le mal au for public. Mais ce droit d'exister, juridiquement parlant, est synonyme de la validité et de la légitimité du méchant faisant librement le mal, lorsque, usant de la force que lui a donné le bon par sa faiblesse et lâcheté, celui-ci arrive à se hisser au pouvoir politique dans une nation...
           
        Or, au lieu de se revenir salutairement sur son premier péché, le pape moderne va aller jusque là, jusqu'à reconnaître validité et légitimité au pouvoir politique du méchant qui fait le mal, lorsque, puisqu'on le laisse libre, il arrive à usurper un pouvoir politique dans une nation (... ce qui est singulièrement le cas actuellement en Iran dont le pouvoir politique national est kidnappé par les terroristes musulmans ; notons bien d'ailleurs que tout le monde sauf exception tombe dans la chausse-trappe de cet amalgame vicieux et mensonger, d'assimiler le pouvoir des terroristes musulmans en Iran avec le pouvoir légitime d'une nation, alors qu'il n'est qu'illégitime...). Et il ne faut même pas passer au pénultième suivant sur le Siège de Pierre pour enregistrer cette nouvelle et gravissime nouvelle étape dans le mal, c'est le même pape Pie VI qui, dans le bref Pastoralis sollicitudo du 5 juillet 1796, deux petites années seulement après le refus pontifical du plan Pitt, va réputer valide et légitime le pouvoir politique du méchant dans une nation qu'il est arrivé à conquérir à cause de la lâcheté très-coupable des bons, singulièrement celle du pape.
           
        Cette apostasie pontificale radicale semble incroyable, et pourtant c'est vrai.
           
        Avant de lire et d'analyser ce bref, plus diabolique que pontifical, renouons un peu le lien avec le contextuel historique pour bien avoir devant les yeux la toile de fond. En 1794, qui voit donc l'abdication par le pape Pie VI de son devoir pontifical de déclarer la guerre sainte contre les révolutionnaires français, nous sommes en pleine Terreur. Après avoir guillotiné le père de la nation en 1793, et, en lui et par lui, le droit divin qui régissait l'Ordre très-chrétien, les révolutionnaires, comme pris à la gorge et à leur propre piège par la verge de fer de Satan leur inspirateur, qui, étant "homicide dès le commencement", n'a de complices chez les hommes que pour les tuer in fine, s'auto-guillotinaient mutuellement les uns les autres comme des démons tout en s'embrassant préalablement du baiser Lamourette, pris en effet d'une furie tout-à-fait diabolique, tant est vrai que la Révolution mange ses propres enfants (singulière et fort révélatrice analogie, remarquons-le, avec les terroristes musulmans qui, laissés à eux-mêmes, ne tardent pas à s'entre-dévorer... ce qui, paraît-il, commencerait à être le cas dans l'Iran islamisé actuel... espérons que ça soit vrai). Cela dura grosso-modo deux ans atroces, pendant lesquels on raccourcissait les idées non seulement des gens de l'Ordre mais aussi de ceux du désordre qui n'allaient pas assez loin dans le désordre, véritable purge stalinienne avant la lettre, de soi inassouvissable ici-bas, car la perfection du désordre chaotique c'est l'enfer éternel, qui n'est pas de ce monde. On se demande d'ailleurs comment cette furie involutive démoniaque qu'illustra la svastika mise en mouvement au temps d'Hitler, put encore laisser des révolutionnaires debout...
           
        Pour autant, en 1795, il y eut un reste d'entr'iceux-là qui arriva à former un nouveau gouvernement, ou plutôt prétendument tel car il était tout aussi illégitime que les précédents après l'assassinat du roy Louis XVI, à savoir celui du Directoire. Il était composé des pires bêtes que la Révolution avait enfantées sur son fumier d'infamie et qui étaient arrivées à survivre, ils ne savaient pas trop comment eux-mêmes. C'était le pire, le plus franc-maçon, le plus anti-chrétien de tous les gouvernements de la Révolution, avec à sa tête les tristement célèbres Paul Barras, La Révellière-Lépeaux, inventeur d'une nouvelle religion franc-maçonnique, la théophilantropie, tellement ridicule qu'à grand'peine née, ce ne fut que pour mourir tout-de-suite en s'étranglant de rire d'elle-même, Reubell et autres satellites très-véreux, tel le triste sire ex-évêque de Talleyrand-Périgord, tous ignobles rognures révolutionnaires réfugiées dans le Directoire comme bêtes furieuses dans caverne.
           
        Face à ce gouvernement des méchants parmi les plus méchants qui ne va pas tarder à l'interpeller brutalement, que va faire le pape, que va faire Pie VI...? Il va combler la mesure de son péché. Après avoir abdiqué son devoir de déclarer du haut de la Cathèdre de Pierre la guerre sainte, il aurait dû, confus et contrit, finir par prendre conscience de ce premier péché, faire amende honorable et retour sur lui-même, parce que celui-ci une fois commis, le méchant auquel il avait donné libre cours et force en était arrivé à conquérir un pouvoir politique dans une nation (... et quelle nation !, puisqu'il s'agit de la première d'entr'icelles toutes, la France, clef de voûte métapolitique de tout l'Ordre très-chrétien depuis le Sacre miraculeux de Clovis-le-Grand). Voyant où son lâchage pontifical avait conduit les choses, effrayé d'être responsable devant le Trône de Dieu de l'accroissement du pouvoir qu'il avait donné au méchant de plus mal faire encore, le pape aurait donc dû se dépêcher de reprendre son devoir de déclarer la guerre sainte contre le méchant arrivé à un pouvoir plus grand par sa faute. Au lieu de cela, le pape, ne faisant aucun retour de conscience sur lui-même et son gravissime péché, va tout au contraire combler sa damnable mesure en reconnaissant validité et légitimité au pouvoir politique du méchant dans la nation qu'il a conquise. Et, je le redis, pas n'importe quel pouvoir politique révolutionnaire, mais le pire du pire de tous ceux que la Gueuse avait engendré depuis qu'elle existait, celui du Directoire. On croit rêver, ou plutôt cauchemarder, d'avoir à faire ce constat, en tant que catholique, mais les faits de l'Histoire ne laissent hélas aucun doute et le pointent d'un doigt accusateur indiscutable.
           
        Car reconnaître validité et légitimité au gouvernement du Directoire, c'était commettre un péché encore plus grave que le lâchage du devoir pontifical de déclarer la guerre sainte contre le méchant. En effet, réputer valide et légitime le pouvoir politique que le méchant usurpe et kidnappe dans une nation, c'est pécher formellement contre le criterium de validité des sociétés politiques bien exposé par saint Paul en son célèbre chapitre XIII de l'épître aux Romains, qui enseigne très-clairement que cette note de validité ne peut être donnée qu'aux sociétés politiques qui sont constitutionnellement ordonnées au Bien commun, à la fois normé sur les lois naturelles et celles surnaturelles (cf., sur ce point précis, ma démonstration théologique au début de l'article suivant : https://www.eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/les-moeurs-ecclesiales-concordataires-avec-les-etats-modernes-athees-partie-1?Itemid=1). Ce qui évidemment ne pouvait être le cas du pouvoir politique dans les mains du méchant qui, précisément, n'existait et ne voulait avoir d'existence que pour... détruire le Bien commun universel, la Civilisation très-chrétienne ou simplement naturelle, professant en effet qu'il n'avait aucune autre raison d'être ni d'exister ! Mais le pape Pie VI, entraîné par son péché de lâchage de son devoir de déclarer la guerre sainte contre le méchant, a commis ce second péché plus grave encore, de réputer hérétiquement et scandaleusement validité et légitimité au pouvoir politique ordonné au mal, possédé par le méchant. Et là encore, tous les papes suivant Pie VI, absolument tous sans aucune exception jusqu'à notre Léon XIV inclus, commettront ce gravissime péché qui transmue automatiquement l'Épouse du Christ en la grande Prostituée de Babylone, à commencer surtout par le dauphin du pape Pie VI, le cardinal Barnabé Chiaramonti qui, une fois élevé sur le Siège de Pierre et devenant Pie septième du nom pontifical, s'empressera, par la signature abominablement contre-nature du Concordat napoléonien, de le commettre avec résonnance immédiate et formelle pour l'univers entier, le Concordat s'avérant être déjà, dès 1801, le Vatican II des Mœurs (et ce sera d'ailleurs lui qui va être maudite cause première et engendrer, quelqu'un siècle et demi plus tard, le Vatican II de la Foi, en 1961-65)...
           
        Dans ce bref Pastoralis Sollicitudo du 5 juillet 1796, que nous allons lire tout-de-suite, le pape va en effet oser appeler le Directoire... "les autorités constituées". Qu'on saisisse bien que pour Pie VI, il ne va pas s'agir, par cette formule, de soumettre à une autorité politique du mal les français à qui ce bref était adressé, seulement de facto et temporairement, parce qu'on ne peut pas faire autrement à cause de sa trop grande puissance passagère dans le moment, sous réserve de secouer son joug inique dès qu'on le pourra, il va s'agir tout au contraire, le plus hérétiquement du monde, de les obliger, le pape le veut ainsi avec grande force et sévérité dans les termes, à reconnaître de jure ladite autorité politique nationale usurpée par les méchants, dans le principe même de la question de fond. Désormais, pour le Pie VI seconde mouture, celui de la première mouture de 1792-93 qui, on vient de le voir, condamnait encore fermement les révolutionnaires, étant désormais définitivement passé et révolu, ce sont les pouvoirs politiques de la Révolution qui sont de jure valides, à qui, donc, sont dûs les devoirs chrétiens de soumission et d'obéissance dont parle l'Apôtre des nations en sondit chapitre XIII aux Romains quant aux pouvoirs politiques légitimes, ce sont désormais eux qui possèdent l'Autorité venant de Dieu, ce sont eux qui, donc, sont... de droit divin.
           
        Une telle perversion véritablement satanique de la pensée semble presque incroyable, surtout, faut-il le dire, de la part du Vicaire légitime du Christ, et pourtant on est fort obligé de prendre acte qu'il en est bien ainsi, c'est bien là la pensée de fond désormais adoptée par les grands-clercs romains, à commencer donc par Pie VI seconde mouture puis à continuer par Pie VII, puis encore, sans en excepter aucun, par les plus saints papes du XIXème siècle, sans parler de ceux du XXème, et bien sûr à finir par notre Léon XIV du XXIème, lesquels, tous, absolument tous sans aucune exception, ne reviendront jamais sur cette perversion cataclysmique de la pensée pontificale à vocation antéchristique, attentant formellement, par les Mœurs, à la Constitution divine de l'Église, et la mettant ainsi dans l'économie de la Passion, "LA PASSION DE L'ÉGLISE", jusqu'à sa mort sur la croix qui pour elle sera le règne de l'Antéchrist-personne, usque ad mortem.
           
        Lorsque j'ai cité pour la première fois en 2007 ce bref pontifical Pastoralis sollicitudo du 5 juillet 1796 dans mon ouvrage Les papes nous ont trompés en Politique, je n'ai pu m'empêcher d'y laisser saillir mon indignation, entre crochets, dans certains passages ; je crois bon de laisser jaillir à nouveau dans ce présent article cette indignation catholique qui fut mienne il y a dix-neuf ans contre le mal de la trahison pontificale de Pie VI, elle n'est que trop justifiée, avec, par ailleurs, je m'empresse de le préciser, tout le respect entier et même mon amour filial que je conserve entier au pape aveuglé d'un grand aveuglement ; je vais mettre en gras le texte du pape pour une plus grande clarté de l'ensemble :  
           
        "Après avoir rappelé que le souci de sa charge lui fait un devoir d’éclairer tous les fidèles et «particulièrement ceux qui sont soumis à de fortes tentations» [... vous allez voir lesquelles, ô malheureux lecteur !], le Pape déclarait : «Nous croirions manquer à Nous-même si Nous ne saisissions pas avec empressement toutes les occasions de vous exhorter à la paix et de vous faire sentir la nécessité d’être soumis AUX AU­TORITÉS CONSTITUÉES. En effet, c’est un dogme [!!!] reçu dans la religion catholique que l’établissement des gouvernements est l’ouvrage de la sagesse divine pour prévenir l’anarchie et la confusion [... le mensonge hérétique est total : c'est exactement le contraire d'un dogme catholique, c'est-à-dire une hérésie, de professer la validité de toute société politique du moment qu'elle se constitue de par elle-même dans l'existence publique, ce qui est ni plus ni moins fonder hérétiquement le pouvoir politique sur l'homme et non sur Dieu ; une société politique ne peut être établi, c'est-à-dire valide, que si elle est constitutionnellement ordonnée à la poursuite du Bien commun comme nous l'enseigne saint Paul ; or, cette ordonnancement de la Constitution d'une société politique au Bien commun est au-dessus des forces de l'homme taré du péché originel, et donc il faut une grâce divine et christique toute spéciale donnée par Dieu, que l'homme n'a pas dans son fond, pour qu'une société politique puisse être constitutionnellement ordonnée à la poursuite du Bien commun, et donc encore, puisse s'établir véritablement, se constituer, et donc enfin, être valide ; Dieu doit donc être explicitement dans la Constitution politique d'une société pour en être la Force et lui donner vie politique vraie et véritable ; mais donc, selon Pie VI, le gouvernement très-révolutionnaire, franc-maçon et anti-chrétien du Directoire, constitutionnellement athée, dont la seule raison d'exister était de détruire les gouvernements très-chrétiens qui, dans leur fondation nationale, étaient, quant à eux, véritablement l’ouvrage de la sagesse divine, était, lui aussi, l’ouvrage de... "la sagesse divine" : mais s'il en était ainsi, Dieu se contredirait Lui-même ; on croit cauchemarder de lire pareille absurdité impie sous la plume d'un pape ; en vérité, ces propos sont vraiment inouïs !!!], et pour empêcher que les peuples ne soient ballottés çà et là comme les flots de la mer [mais, mais, enfin... mais qui donc «ballottaient» bien ainsi les peuples depuis 1789 ? Qui avaient renversé l’Ordre social et politique naturel pour y installer le désordre et le chaos à la place ? N’étaient-ce pas les révolutionnaires ?!? Et c’est ceux-là que le pape reconnaissait être revêtus du pouvoir d’assurer... l’Ordre public !!! Mais par quel prodige incroyable cette folie du diable s’est-elle insinuée dans la tête du pape ??? La réponse est hélas diaboliquement simple : par la nouvelle profession de foi de considérer que TOUT pouvoir vient de Dieu, y compris le pouvoir qui n'est pas ordonné constitutionnellement à la poursuite du Bien commun, principe de ouf ici poussé à fond du donf, jusqu’à l’absurdité la plus totale en même temps que la plus impie, puisque ce principe nouveau fait rentrer dans les sociétés politiques valides celles qui sont ouvertement antichrists, comme étant basées constitutionnellement sur les très-athées "droits de l'homme"].  
           
        «Ainsi, Nos chers fils, ne vous laissez pas égarer [... Tuediable & morsangbleu !!, voilà qui ne manque pas de sel sous la plume de celui qui s’égare comme on ne peut le faire plus !!!] ; n’allez pas, par une piété mal entendue, fournir aux novateurs l’occasion de décrier la religion catholique [... prendre les armes pour la défense de l’Ordre très-chrétien et le subséquent rejet et renversement du désordre révolutionnaire : une piété… MAL ENTENDUE ! Entendez bien, ô lecteur : pour le Pie VI de 1796, les chouans, en prenant les armes contre les révolutionnaires, que le pape appelle bizarrement les "novateurs" sans du tout condamner leur nouveauté antichrétienne et sociopolitiquement antinaturelle, sont morts pour UNE PIÉTÉ MAL ENTENDUE !!! Un siècle plus tard, le pape Léon XIII se servira exactement du même faux raisonnement pour obliger les consciences catholiques françaises au Ralliement...], votre désobéissance serait un crime qui serait puni sévèrement non seulement par les puissances de la terre, mais qui pis est, par Dieu même qui menace de LA DAMNATION ÉTERNELLE ceux qui résistent à la puissance politique [horrible, horrible, abominable phrase de la dernière abomination. Anathème, malheur, trois fois, mille fois malheur au pape qui osait enchaîner ainsi, de tout le poids de son autorité de Vicaire de Jésus-Christ, la conscience des fidèles au Satan politique incarné dans les gouvernements antichrists "novateurs" issus de la Révolution !!! Le pape Pie VI certes en sera bien puni et finira sa vie par un quasi-martyre, je serai tenté de dire : heureusement pour lui ; car cette phrase, si elle est vraiment de lui, et l'analyse poussée de l'authenticité historique du bref ne laisse que très-peu de place au doute, lui méritait formellement l’enfer éternel dont il osait menacer les héroïques chouans, martyrs de l’Ordre très-chrétien].  
           
        «Ainsi, Nos chers fils, Nous vous exhortons, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ [… au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ !!!], à vous appliquer de toutes vos forces à prouver votre soumission à ceux qui vous commandent [le pape ose invoquer le Nom de Jésus-Christ devant Lequel «tout genoux doit fléchir», pour obliger le catholique français à l’obéissance citoyenne la plus soumise envers ceux qui... refusent formellement, en rebelles pleins d'orgueil, de fléchir le genoux devant Lui dans la chose publique !!!]. Par là, vous rendrez à Dieu l’hommage d’obéissance qui lui est dû [… le raisonnement de fond est tellement satanique que les bras m'en tombent...], et vous convaincrez vos gouvernants que la vraie religion n’est nullement faite pour renverser les lois civiles [le pape raisonne comme si les lois révolutionnaires manifestaient l’ordre social naturel, comme si les coupeurs de têtes étaient des hommes de bonne volonté voulant le Bien commun : encore une fois, on croit cauchemarder ; en tous cas, voyez comme le faux-prétexte lâche, imbécile et vicieux, du pape Léon XIII pour obliger les catholiques au Ralliement n’est pas né d’hier...]. Votre conduite les convaincra tous les jours de plus en plus de cette vérité, elle les portera à chérir et à protéger votre culte [... quel imbécile raisonnement !] en faisant observer les préceptes de l’Évangile et les règles de la discipline ecclésiastique [les chers tigres et autres chéris cochons de boue vont devenir de doux agneaux et de tendres chatons si on leur suce chrétiennement les pieds et la plante des pieds : ils feront alors observer l’Évangile…!!!]. Enfin, Nous vous avertissons de ne point ajouter foi à quiconque avancerait une autre doctrine que celle-ci comme la véritable doctrine du Saint-Siège apostolique [les atermoiements et l’hésitation, là, ne sont pas de mise, c’est au contraire un soutien sans réserve à la puissance révolutionnaire, un dénué de toute miséricorde pas de liberté pour les ennemis de la liberté, et subséquemment les pires foudres lancées par Dieu, les hommes & le pape réunis, contre ceux qui ne voudraient pas reconnaître validité et légitimité aux pouvoirs politiques des méchants issus de la Révolution, tous constitutionnellement athées et antichrists...!!!]. Et Nous vous donnons avec une tendresse toute paternelle [… ah !, nom d’un chien d’nom d’un chien !!, RIEN, non, vraiment RIEN, n’aura été épargné aux malheureux catholiques français de ce temps-là !!!] Notre apostolique Bénédiction»" (Bref Pastoralis Sollicitudo, in L’Église de Paris et la Révolution, Paul Pisani, t. III, pp. 109‑110).
           
        Quant à ceux qui, effrayés à juste titre de la doctrine très-diabolique contenue dans ce bref pontifical de Pie VI, voudraient pouvoir douter de son authenticité très-certaine, voire la nier, je rappellerai ici ce que j'en écrivis dans mon grand article sur le pape Pie VII (cf. https://www.eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/pie-vii-chiaramonti-1742-1800-1823-un-pape-fieff-fichtre-foutre-et-forcen-d-mocrate-lettre-ouverte-ceux-qui-nont-pas-peur-de-commettre-le-p-ch-dintelligence-?Itemid=1) :
           
        ... Heureusement, la Providence divine veillait. Elle ne permit point que ce bref qui pouvait faire un mal infini, fut connu dans le grand public. L'abbé Pierrachi, au nom du Saint-Siège, "se rend à Paris conclure un traité avec le Directoire, et, pour mieux aboutir, emporte dans ses valises 2 000 exemplaires imprimés du bref Pastoralis sollicitudo" (Pie VII, des abbayes bénédictines à la papauté, Jean Leflon, 1958, p. 326). Mais, à peine arrivé à Paris, les choses ont changé brusquement de figure entre-temps, il n'est plus du tout question de faire un traité avec le Directoire, qui ne sait plus que vomir l'enfer contre le Saint-Siège, dévoilant là le fond diabolique de son âme politique. "Le désaveu formel des brefs qui condamnent la Constitution civile, exigé par le Directoire, son refus d'accepter en la matière une formule conciliante proposée par Pierrachi, rendent impossible tout accord ; les insignes maladresses du ministre Delacroix aggravent encore l'erreur commise par son gouvernement, mal inspiré par Grégoire ; brutalement, expulsé le 14 [août 1796], le délégué pontifical repart avec son stock de brefs pacificateurs, qu'il n'a pas cru devoir proposer" (ibid., p. 327).
           
        Zest & Palsambleu !, fort heureusement !! Et c'est ainsi qu'il ne sera plus du tout question de Pastoralis sollicitudo après cet épisode où il s'en fallut d'un cheveu qu'il paraisse sur la grand'place publique ; on n'en parlera plus jamais, du moins en termes officiels, seulement sous cape mais pas sur cape (certains hommes politiques du Directoire, après coup, en ayant pris connaissance, se mordront les doigts d'avoir laissé passer l'occasion...), au point que certains historiens contemporains ont pu vouloir croire à son inexistence ou son inauthenticité. Cependant à grand'tort, car la vérité, c'est que Pastoralis sollicitudo fut bel et bien un bref authentique "estampillé par la Chambre apostolique", Leflon en apporte les preuves historiques indubitables et certaines dans sa biographie du P. Émery qu'il serait trop long de reproduire ici, il fut seulement non-publié canoniquement. Pour autant, l'important à considérer, c'est qu'il véhiculait bel et bien la pensée du pape Pie VI, qui se retint seulement de la promulguer officiellement, peut-être par crainte de faire un schisme en France vu la doctrine si extrémiste qu'il contenait.
           
        Pour conclure. Rien ne fait mieux ressortir la contradiction flagrante entre le pape Pie VI première mouture des années 1792-93 et celui de seconde mouture des années 1794-96, que les sens complètement opposés qu'il donne lui-même aux mots "novateurs" et "guerre juste", employés à radical contresens et rebours dans les deux cas, à quelques petites années seulement d'intervalle, pourtant.
           
        Dans son bref de juin 1793 Quare Lacrymæ condamnant la décapitation de Louis XVI, Pie VI connote très-négativement le terme "novateur" : "Mais pour y parvenir [à la ruine de la religion catholique], il fallut préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les novateurs n’ont ensuite cessé de répandre dans les livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition. C’est dans cette vue qu’ils se sont ligués avec des philosophes pervers" ; un peu plus loin dans ledit bref, même connotation très-négative : "Après s’être établis, selon l’expression de Saint Hilaire de Poitiers, Réformateurs des Pouvoirs publics et arbitres de la religion, tandis que le principal objet est au contraire de propager partout un esprit de soumission et d’obéissance, ces novateurs ont entrepris de donner une constitution à l’Église elle-même par de nouveaux décrets inouïs jusqu’à ce jour".
           
        Mais dans le diabolique bref Pastoralis sollicitudo de 1796, Pie VI déclare que ces mêmes novateurs sont dotés de l'Autorité politique de droit divin, auxquels est dû le devoir de soumission et d'obéissance intimé par saint Paul dans le chapitre XIII de l'épître aux Romains... sous peine de la damnation éternelle : "Ainsi, Nos chers fils, ne vous laissez pas égarer ; n’allez pas, par une piété mal entendue, fournir aux novateurs l’occasion de décrier la religion catholique, votre désobéissance serait un crime qui serait puni sévèrement non seulement par les puissances de la terre, mais qui pis est, par Dieu même qui menace de la damnation éternelle ceux qui résistent à la puissance politique".
           
        Mais comment donc le pape ne voyait-il pas la contradiction satanique dans laquelle il s'était enfourgué...? Mystère, et mystère d'iniquité...
           
        Même constat, peu croyable si les textes indiscutables ne les mettaient sous nos yeux qui voudraient pouvoir être incrédules, avec les termes "guerre juste". En 1792, dans son bref à l'empereur du Saint-Empire romain germanique, Pie VI écrit : "Tant qu’il reste un espoir raisonnable de ramener au bien une nation égarée, en combinant la force des armes et l’appareil de la justice avec les paroles de persuasion et les exemples, les princes chrétiens doivent se souvenir qu’ils ne portent pas l’épée en vain ; qu’ils doivent la tirer principalement pour protéger l’Église et la tirer de la servitude, et «avoir soin de ne jamais séparer les intérêts religieux de tous les autres». (...) Pie VI qualifie à bon droit leur entreprise [celle des souverains européens contre la France révolutionnaire d'abord, puis la France napoléonienne ensuite] de «guerre très juste»".
           
        Mais deux ans passent, et le même Pie VI récuse le merveilleux plan Pitt voulant mettre en branle sous l'autorité du pape les armées européennes contre la France rebelle et révoltée, en le traitant scandaleusement et calomnieusement de "guerre plus ou moins juste" : "Le gouvernement pontifical a pris, dans la mesure de ses moyens, les précautions militaires qui lui étaient suggérées pour sauvegarder ses bien-aimés sujets ; mais il n’entre ni dans sa politique, ni dans ses vœux, de fomenter des guerres plus ou moins justes" ; et plus loin, Pie VI reprend la même idée, en disant : "Le Pape ne peut plus avoir de guerre, même juste, à ordonner ou à prêcher ; il ne lui reste qu’à en subir les conséquences".
           
        ... Tirez la chevillette et la bobinette cherra. Voici donc où a abouti le péché pontifical d'avoir lâché et abandonné le devoir fondamental attaché à la Chaire de Pierre, à savoir de déclarer au for public la guerre sainte contre les méchants, et ce, autant que faire se peut, jusqu'à leur complète et radicale extermination, quelsqu'ils soient du reste, révolutionnaires français, communistes, nazis, et maintenant terroristes musulmans. Ce péché a abouti, toujours pontificalement, à reconnaître validité et légitimité au pouvoir politique conquis par le méchant en ce très-bas monde, ce qui, infailliblement, inéluctablement, nous mènera en finale, de Charybde en Scylla, à l'avènement de l'Impie, de l'Antéchrist-personne, à L'ABOMINATION DE LA DÉSOLATION DANS LE LIEU-SAINT.
           
        Il n'est cependant pas dans mon propos, dans ce nouvel écrit, de m'attarder à la métaphysique et l'eschatologie de cet aboutissement, je l'ai assez fait, de long et de large, dans d'autres profonds articles de mon Blog. Mon but, dans ce présent article, est juste de bien montrer que le scandaleux et honteux lâchage actuel du pape Léon XIV dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient, quant à son devoir pontifical de déclarer la guerre sainte contre le terroriste musulman d'Iran et d'ailleurs, est enté sur une longue tradition des papes modernes sur le Siège de Pierre, que notre pape actuel hélas, ne fait que continuer, pour notre plus grand malheur, et qui pourrait bien être un malheur final si Dieu se décidait, comme Il en aurait par trop le droit, à punir comme il le mérite le péché de l'homme moderne, singulièrement et éminemment quand il est pape.
           
(image)
 
           
        Pour bien comprendre qu'il en est ainsi, que le péché commis actuellement par le pape Léon XIV dans la guerre au Moyen-Orient n'est pas le sien pontifical propre, quittons à présent le triste pontificat de Pie VI, passons des lustres et des ans nombreux et penchons-nous avec attention sur le pontificat de Benoît XV (1854-1914-1922).
           
        Le pontificat de ce pape sera, quant à lui, occupé quasi entièrement par une autre explosion du mal, à savoir la première guerre mondiale. Il s'agissait alors, pour les méchants de l'époque, cachés derrière l'orgueil des nationalismes exacerbés, de mettre à terre ce qui restait encore de la Société politique très-chrétienne d'Ancien-Régime après plus d'un siècle de Révolution, à savoir principalement l'Empire d'Autriche-Hongrie. Mais le pape Benoît XV, l'esprit pénétré et entiché, ainsi que tous ses prédécesseurs et successeurs modernes sur le Siège de Pierre jusqu'à Léon XIV, de la nouvelle doctrine du lâchage et de l'abandon de son devoir de déclarer la guerre sainte contre le méchant pour protéger et défendre le Bien commun politique universel, va se réfugier derrière l'écran de fumée du conflit qui, ad extra, apparaît donc seulement nationaliste. Par ce biais, il met à l'affiche du Saint-Siège une très-militante neutralité pacifiste par-dessus toutes les nations belligérantes, laquelle, mais ne suivez surtout pas mon regard, ressemble comme deux gouttes d'eau au pacifisme délirant, sentimental et des plus imbéciles de Léon XIV dans l'actuelle guerre au Moyen-Orient, que Donald Trump ainsi que son vice-président, JD Vance, ont, les jours derniers, et à fort juste titre, dénoncé et ridiculisé ("Est-ce qu'on a dit à Léon XIV que les Gardiens de la révolution ont massacré 42.000 manifestants en janvier dernier ?", questionne Trump, goguenard et trop fondé à l'être...). Et le pape de la première guerre mondiale prétendra asseoir et construire juridiquement cette neutralité pacifiste sur le seul droit humain déconnecté complètement de tout Droit divin...
           
        "Dans son message de paix aux chefs des nations belligérantes (Dès le début, 1er août 1917), le Saint-Siège préconisait l’institution d’une procédure internationale d’arbitrage qui viendrait en substitution des forces armée, rétablissant la «force suprême» du droit" (Dictionnaire historique de la papauté, Levillain, art. Benoît XV, p. 220, 2e col.).
 
        La... "force suprême" du droit (qui va devenir de nos jours, le sacro-saint "droit international")...?!? Mais est-ce que le pape est parti sur la lune ou sur la planète Mars ??? Le pape moderne, là, montrait qu'il souscrivait à l'utopie antéchristique, et que c'est à cela que l'a fait aboutir son premier péché originel d'avoir abdiqué son devoir de droit divin de déclarer la guerre sainte contre le méchant.
           
        Nous sommes là, en 1917, remarquons-le bien nous autres, déjà en plein dans le mirage antéchristique du "droit international" onusien brandi par-dessus le Bien commun politique universel par tous les "droitsdel'hommistes" actuels... et surtout, bien sûr, par le pape Léon XIV. Dans cette optique illuminée et illuministe, il n'y a plus, dans la sphère politique, de bons ni non plus de méchants, il n'y a plus, qu'ils soient bons ou méchants, que des hommes prétendument sujets de droit. Ces imbéciles vicieux et pervers ne peuvent même plus comprendre qu'il est parfaitement inutile de brandir une prétendue force intrinsèque du droit, qui n'existe pas de soi dans notre Temps des nations, devant le méchant pour lequel, de surcroît, le droit n'existe de toutes façons pas car son péché l'a écrabouillé sous le mal de Satan qui abolit de soi toute espèce de droit, quelqu'il soit. Mettre "la «force suprême» du droit" devant le terroriste musulman, c'est mettre un grand vide inexistentiel qui ne pourra contrer en rien son "Allah akbar !" et dont il aura bien raison de rigoler à gorge déployée... avant de vous égorger. Mais tous les papes modernes évacueront de manière très-apostate la notion fondamentale du bien et du mal en Politique, pour n'en rester lucifériennement qu'au droit de l'homme, soit individuel, soit international. Jean XXIII n'avait-il pas osé dire, en recevant le gendre de Khrouchtchev en audience le 7 mars 1963, alors que dans le même temps les communistes soviétiques persécutaient à tout va et souvent à mort les chrétiens dans les pays de l'Est : "Le mal absolu n'existe pas sur terre"...? On voit donc les papes modernes ne pas reculer devant les pires apostasies pratiques possibles, la tête possédée de leur gnose.
           
        Comme par exemple Pie XI, le plus fou et le plus dangereux des papes modernes, qui n'aurait pas été rebuté de signer un concordat en 1922 avec... les Soviets. Alors qu'à l'époque, le gouvernement impie et contre-nature des Soviets en Russie n'était pas reconnu par la Communauté internationale, et qu'il avait furieusement besoin d'une reconnaissance d'État pour prétendre exister politiquement à la face du monde. Le pape aurait donc été le premier, par l'outil juridique concordataire, à lui réputer validité et légitimité étatique, au grand scandale des démocraties occidentales elles-mêmes... mais pas du pape. Si les circonstances ne permirent pas que ce concordat fut signé, ce ne fut certainement pas grâce à Pie XI, car il l'aurait fait si la chose avait pu être finalisée ! De même, et cette fois-ci ce fut finalisé, puisqu'il n'y a plus de bons ni de méchants dans la chose politique universelle mais que des hommes sujets de droit, Pie XI, mandatant Pacelli le futur Pie XII à cet effet, signera un concordat en 1933 avec... les nazis d'Hitler. Même le simple historien est capable de se rendre compte de la très-mauvaise voie empruntée par la papauté moderne : "Il est incontestable que Pie XI, en signant les accords du Latran [avec l’Italie mussolinienne en 1929] et le concordat allemand de 1933 [avec l’Allemagne nazie], a pu contribuer, à l’époque, À RENFORCER LA POSITION MORALE DES RÉGIMES FASCISTES ET HITLÉRIEN" (Dictionnaire de l’Histoire — Petit Mourre, p. 184, art. «Concordat»).
           
        Comme l'on voit, il n'était plus du tout question pour ces papes modernes de renverser le méchant usurpant le pouvoir politique d'une nation au for public, encore moins, bien évidemment, de lui déclarer la guerre sainte, il était juste question pour eux de copuler salement avec lui, remplissant là certes au mieux du mieux le rôle de la grande Prostituée de Babylone...
           
        La "force suprême du droit", soit disant suffisante pour donner la paix au monde. Restons un peu sur la formule pour en décoquer tout le venin. Le pape Benoît XV, là, se trompait bougrement d'économie de salut. Nous ne sommes en effet pas dans le Millenium où effectivement, de par une Geste divine, et de par elle seule et exclusivement, l'homme verra son âme être invinciblement et intimement pénétrée de la force suprême du droit, ce qui subséquemment l'empêchera radicalement d'y attenter au for public, lui tout seul ou avec ses semblables. Mais il est capital de saisir qu'il en sera ainsi, uniquement parce que Dieu, et Lui seul, instaurera une nouvelle économie de salut parmi les enfants des hommes par une Geste parousiaque qui aura eu lieu apocalyptiquement : "Je donnerai ma loi dans leurs viscères, et je l’écrirai dans leurs cœurs". Or, voilà qui est annoncé de par Dieu dès l'Ancien-Testament par le prophète Jérémie (XXXI, 33) comme devant arriver seulement dans le futur et post-apocalyptique Millenium, nouvelle économie de salut à venir mais qui n'est pas encore advenue, non, non, nous n'y sommes pas, n'en déplaisent aux papes modernes et à tous les "droitsdel'hommistes" qui les suivent ou précèdent sur cela.
           
        Si les papes modernes veulent donc être un peu autre chose que des illuminés impurs dominés et téléguidés par Satan qui se sert de leur illuminisme comme d'un jouet pour faire monter de plus en plus l'enfer sur la terre et y faire venir l'Antéchrist-personne, il leur faut donc saisir qu'ils doivent remettre drastiquement les pieds sur terre, sur le plancher des vaches, c'est-à-dire comprendre que nous sommes encore dans le Temps des nations. Or, dans cette économie politique de salut qui est nôtre, très-loin que le droit puisse avoir au for public une "force suprême" intrinsèquement suffisante pour établir la paix dans le monde et renverser éventuellement tout méchant qui voudrait y contrevenir, le bon us et usage de LA FORCE est tout au contraire toujours métaphysiquement indispensable et nécessaire pour comprimer et mettre hors d'état de nuire les puissances du mal et les méchants qui s'y attellent pour subvertir au for public le Bien commun politique universel, le droit humain individuel, le droit international de chaque et toutes les nations. Là encore, je ferai remarquer que, dans le contexte actuel de la guerre au Moyen-Orient, seuls Netanyahou et Trump, se montrant comme les seuls hommes politiques à colonne vertébrale intacte du monde actuel, ont su invoquer la paix PAR LA FORCE, ils l'ont dit plusieurs fois, comme étant leur stratégie première et fondamentale de la guerre qu'ils mènent contre le méchant qui dans l'occurrence est le terroriste musulman d'Iran et d'ailleurs. Ce qui est la bonne et seule valable doctrine, bien catholique, c'est la bonne attitude, pour le Temps des nations qui est nôtre, et donc pour notre actuelle guerre au Moyen-Orient.
           
        Les papes modernes par contre, quant à eux, et je rappelle que nous parlons de Benoît XV il y a plus d'un siècle, ont perverti radicalement la bonne doctrine de la guerre à mener contre le méchant, suivant le péché pontifical originel de lâchage de la guerre sainte commis par leur prédécesseur Pie VI aux temps de la Révolution française, ainsi que nous l'avons vu. C'est ce projet à vocation antéchristique de faire triompher le droit de par lui-même, c'est-à-dire au nom des "droits de l'homme", au moyen d'institutions babelesques tirées du néant, ex nihilo, parce qu'il est question que ce soit l'homme, et non Dieu, qui s'auto-donne la paix du monde, ce que saint Paul condamne terriblement dans son épître "Lorsque les hommes diront «Paix et sécurité !», etc." comme on l'a vu plus haut, c'est cedit projet à vocation antéchristique disais-je, que, quelque temps après Benoît XV, Pie XII, dans ses très-scandaleux Messages de Noël pendant toute la seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, va appeler les hommes à réaliser, à cors et à cris, comme véritablement obsédé, presque névrotiquement, de l'idée antéchristique à promouvoir urgemment dans toutes les nations. Dans ces Messages de Noël, on le voit en effet s'époumoner sans retenue aucune à demander un organisme international pour régler les problèmes de paix du monde, qui s'avèrera être l'ONU, créé en 1945, et surtout pour donner au droit de l'homme la "force suprême" qu'évoquait Benoît XV... comme s'il était métaphysiquement possible qu'un droit humain tout seul, émasculé du Droit divin, puisse avoir une quelconque "force suprême" ! Ces Messages de Noël 1939-45 montrent que sa conscience de pape ne cessait de le tourmenter en permanence d'avoir abandonné son devoir d'être lui-même et en personne pontificale actuelle de Vicaire du Christ, de par mandat divin, cet organisme international pour apporter la paix au monde, très-notamment au moyen de la redoutable arme de la guerre sainte...
           
        La mauvaise conscience du pape moderne qu'était Pie XII n'était que trop fondée en effet, elle était très-logique, mais d'une logique du mal qui mène le monde et l'Église dans les bras de l'Antéchrist-personne et de son règne. Première étape : le pape abdique sa fonction d'Arbitre des nations commise à lui par Jésus-Christ Notre-Seigneur, en refusant de déclarer la guerre sainte contre le méchant qui se déclare au for public ; deuxième étape : cela permet au méchant, qui a usurpé un pouvoir politique dans une nation pour abattre le Bien commun dans icelle, de se mettre à rang d'égalité avec tout pouvoir politique national légitime quant à lui, comme étant constitutionnellement basé sur le Bien commun ; troisième étape : la nature métapolitique des choses ayant horreur du vide, il faut bien que cette fonction plus divine qu'humaine d'Arbitre des nations, lesquelles désormais sont autant composées de bons que de méchants, soit exercée par un nouveau sujet, puisque celui qui en était commis de par Dieu s'est récusé de la remplir...
           
        Mais puisque le pape moderne a rejeté le Plan divin en la matière, qui le désignait, lui, et lui seul, Souverain Pontife, à être ce sujet, il va vouloir, contre le Plan divin, en trouver un autre pour remplir cette dite fonction suprême, il est même obsédé d'en trouver un autre, car son péché de l'avoir lâchement laisser tomber dans les orties lui taraude sans cesse l'âme. N'en pouvant trouver au niveau individuel, le pape moderne va s'en élaborer un artificiellement, il prétendra le faire consister en une organisation babelesque qui sera non plus une personne investie d'un droit divin mais une entité confusionnelle abstraite qu'on habillera du seul droit humain, qui, après l'embryon quasi mort-né de la Société Des Nations (SDN) de l'entre-deux guerres, s'avèrera être l'Organisation des Nations Unies (ONU).
           
        Mais l'ONU, péché collectif des hommes modernes à commencer par le pape, ne peut, punition bien méritée, que vivre dans un univers ectoplasmique, c'est le royaume d'Absurdie, l'inexistentiel impuissant et fantomatique, puisqu'on l'a fait venir au monde pour prétendument remplacer le Réel métapolitique basé sur le Vouloir de Dieu. Charles de Gaulle, réprobateur et mécontent, fort bien inspiré sur cela, appelait l'ONU avec beaucoup de mépris "le grand Machin", et Donald Trump, de nos jours, dans une vision d'homme politique très-supérieur, dénonce de manière très-clairvoyante, à fort juste titre, son inanité et sa vacuité absolues, son impuissance totale à engager une action concrète lorsqu'il doit y en avoir une pour résoudre un problème international en tant qu'Arbitre des nations, comme il appert on ne peut mieux de l'attitude de l'ONU dans la guerre actuelle du Moyen-Orient. Mais durant tout son pontificat, Pie XII semble avoir été obsédé, plus que tous les autres papes modernes, de cette peccamineuse absence du rôle d'Arbitre des nations dans les temps modernes, dont il savait bien que la fonction appartenait de droit divin au pape et à lui seul, il fut vraiment obsédé de ce grand vide institutionnel alarmant et si dangereux laissé par le péché des papes modernes dans la métapolitique des nations, et c'est pourquoi, loin, fort loin de revenir sur son péché et s'en absoudre, il va militer de toutes ses forces pour l'instauration de l'ONU (cf. ma dénonciation des Messages de Noël de Pie XII durant la seconde guerre mondiale, au lien suivant, aux pp. 27 à 39 : https://www.eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/AntechristDernierPapeLEGITIMEMisEnForme.pdf).
           
        Or, on se rend compte, en étudiant l'agir de Benoît XV pendant toute la première guerre mondiale, qu'il est aussi entiché du projet antéchristique de vouloir que les hommes se donnent à eux-mêmes la paix du monde en érigeant de leur propre cru des Institutions nouvelles, que Pie XII quelques courtes décennies plus tard... au point d'accepter de se mettre à dos le monde entier, toutes les parties belligérantes en présence, pendant toute la durée de la guerre, pour soutenir cette idée nouvelle !
           
        L’attitude de ce pape pendant la première guerre mondiale est en effet déjà une anticipation parfaite de celle de Pie XII pendant la seconde guerre mondiale (et probablement donc, le monsignore Pacelli de l'époque de Benoît XV, futur Pie XII, en fut l'artisan principal ; n'oublions pas qu'il fut un collaborateur au plus près du pape dès 1915...), preuve, soit dit en passant, que cette prise de position pro-antéchristique pontificale, dont le premier acte fut posé tout-de-suite après la grande Révolution par Pie VII au moyen de la signature du Concordat napoléonien, est fort suivie par tous les papes post-concordataires...
           
        Elle se montre déjà plus qu’imprégnée de cette maudite gnose antéchristique qui consiste à vouloir "changer les temps et les lois" (Dan VII, 25) comme Daniel prophétise que l'Antéchrist-personne voudra le faire, à savoir abandonner l'économie de salut du Temps des nations et prétendre instaurer soi-même le Millenium parmi les hommes, c'est-à-dire la grande paix universelle, prétendre faire "ce que Dieu s'est proposé de faire" (Donoso Cortès) dans un futur post-apocalyptique qu'il n'est pas au pouvoir de l'homme de faire naître, et qui, bien au contraire, est un très-grand péché, des plus lucifériens, puisque l'homme prétend supplanter Dieu dans son Agir non-encore advenu. Comme avait si bien dit, en effet, le philosophe espagnol Donoso Cortès dans les années 1840 : "De tous les péchés possibles, aucun n'égale celui par lequel l'homme veut se substituer à Dieu, ou prétend réaliser, à d'autres fins et de diverse manière, ce que Dieu s'est proposé. Deux fois, l'homme a succombé à cette tentation satanique : la première, quand il a cherché à ériger la Tour de Babel ; la seconde, pas plus tard qu'aujourd'hui, où une démocratie insensée essaie de mener à bien, pour son compte, l'unité de monde". Que dire, quand cette démocratie insensée ou le bien et le mal sont abolis et où il ne reste plus que le "droit de l'homme", est moralement mise en œuvre premièrement par le pape moderne, comme locomotive tirant les wagons-nations vers l'enfer éternel via le règne à venir de l'Antéchrist-personne...
           
        Pour en rester à Benoît XV, on ne peut en effet manquer de souligner ici, à la suite d’un historien qui l’a remarqué lui aussi, ce qu’a de très-singulier et de non-traditionnel l’appel à la paix lancé par lui au début de la grande guerre : "Dans sa première encyclique, Ad beatissimi, Benoît XV affirma que : «Chaque jour, la terre ruisselle de sang nouveau, se couvre de morts et de blessés. Qui pourrait croire que ces gens, qui se battent les uns contre les autres, descendent d’un même ancêtre, que nous sommes tous de même nature, et que nous appartenons tous à une même société humaine ? Qui reconnaîtrait en eux des frères, fils d’un seul Père qui est dans les cieux ?» À la suite de jugements aussi nets et sans appel, on a considéré que Benoît XV avait été le premier pape à REJETER LA DOCTRINE CATHOLIQUE TRADITIONNELLE D’UNE GUERRE JUSTE [en fait, non, on vient tout juste de voir, nous autres, qu'il faut remonter beaucoup plus haut, c'est Pie VI qui est le premier pape à rejeter cette doctrine catholique de la guerre juste...]" (ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.). De TOUTE guerre en soi, par principe, veut dire l’historien que je cite, traduisant fort bien la pensée de Benoît XV. Or, notez la continuité d’idée, des papes Pie VI à Pie XII en passant par Benoît XV : pour les papes modernes, toute guerre est DÉPASSÉE, il n’y a plus et ne saurait plus y avoir de guerre juste. Le raisonnement est en effet très-logique, mais d'une logique du mal et de l'erreur : si je professe qu'il ne doit plus y avoir de guerre sainte à mener dans le monde, c'est bien parce qu'il ne peut plus y avoir de guerre juste à mener !
           
        Certes, en l’occurrence précise de la première guerre mondiale, Benoît XV a parfaitement raison : aucune guerre ne fut plus injuste dans ses motivations que celle-là, fomentée qu’elle fut par les franc-maçons à partir des péchés d'orgueil nationaliste des peuples, pour supprimer dans le monde ce qui restait encore après la Révolution des structures politiques de l’Ordre très-chrétien (même Léon Bloy se laissa sottement emporter la tête par ce péché d'orgueil nationaliste, galvaudant et dégradant son talent d’écrivain dans des contes de guerre hystériquement anti-germaniques, primaires et révoltants ; on peut cependant sans doute dire qu'il en avait quelque excuse car il avait fait en brave la guerre de 1870). Mais ce n’est pas du tout à cette injustice viscérale des fondements de la première guerre mondiale que fait allusion le pape Benoît XV, dans son encyclique il professe, à la réprouvée suite de son prédécesseur Pie VI, que le principe même d’une guerre juste n’est, en soi, plus possible, que toute guerre est en soi INJUSTE ! Or, je le répète, ceci présuppose théologiquement l’avènement d’une nouvelle économie de salut, et donc, rien que par cette pétition de principe, les papes modernes prêchent pratiquement le nouvel évangile luciférien et antéchristique où le royaume de Dieu n’a plus besoin, pour s’actualiser sur cette terre, de la force mise au service du droit du Christ, les vertus morales politiques mûries dans l’homme le divinisant et suffisant, ou plutôt devant prétendument suffire, à en remplir l’office... et c'est tout simplement, de la part des papes modernes, professer une anticipation luciférienne du Millenium, dans lequel, et dans lequel seulement, l'homme sera spirituellement élevé, car Dieu, dans ce futur Temps béni, "gravera sa loi dans son cœur", c'est-à-dire qu'il ne pourra plus, lui tout seul ou uni à son semblable, pécher ad extra, au for externe public, par exemple en déclenchant des guerres.
           
        "En réalité, il [Benoît XV] ne l’a jamais fait officiellement [= professer qu'il ne peut plus y avoir de guerre juste], mais cette opinion répandue n’est pas sans fondement. Cette condamnation de la guerre s’accompagnait, chez Benoît XV, d’un comportement rigoureusement neutre du Saint-Siège ; (…) Il [Benoît XV] préféra se limiter à réclamer CONSTAMMENT que fussent appliquées les règles universelles et naturelles que la guerre violait [voyez la criante similitude avec les Noëls de Pie XII, ou encore bien avec l'attitude de Léon XIV dans l'actuelle guerre au Moyen-Orient ! Comme avec Pie XII et Léon XIV, donc, l’on voit bien ce qui motive dans l’esprit des papes modernes une telle et si damnable neutralité et son subséquent et inséparable silence qui a tant scandalisé le monde entier, tout partis confondus, et fait plus de bruit qu’une parole pontificale, quelle qu’elle fusse : la gnose d’une nouvelle économie de salut à promouvoir parmi les enfants des hommes où les effets du péché originel seront abolies, c'est-à-dire l'instauration du pseudo-Millenium luciférien de l'Antéchrist]" (ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.). Un évêque missionnaire vietnamien, Mgr Paul Seitz (1906-1984), ayant subi persécution dans les années 1960 par les communistes Viêt-Cong, et depuis exilé en France, fut tellement scandalisé de ce "silence" systématique, sournois, implacable, sans faille, très-voulu, concerté et calculé, de la part des grands-clercs romains et du pape, dès lors qu’il s’agissait de condamner ouvertement le mal public dans le monde, et dans son cas c'était le communisme, qu’il le dénonça vertement en 1977 dans un livre Le temps des chiens muets, dont le titre, certes, est parfaitement clair...!
           
        Or, notez la constance du pape Benoît XV, que remarque fort bien l’historien cité, à professer sans faille cette gnose pendant toute la guerre, théoriquement et pratiquement, exactement comme Pie XII qui ne cessera lui aussi de la soutenir théoriquement dans ses Noëls 1939, puis 1940, 1941, 1942, 1943 et 1944, et d’une manière pratique par le silence quant aux exactions nazies contre les juifs, par sa proclamation de faire de Rome une ville ouverte au-dessus de toutes les parties belligérantes, etc. "Le cas de l’invasion de la Belgique par les Allemands est exemplaire. Benoît XV ne dénonça pas l’action de l’Allemagne comme les Alliés l’auraient souhaité [le déni de justice était pourtant flagrant]. La neutralité du Saint-Siège l’en empêchait [exactement comme Pie XII se fermera la bouche volontairement face aux pires exactions des nazis contre les juifs]" (Ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.).
           
        Et notre historien de remarquer, et on le sent fort surpris, que la condamnation de la guerre en soi par le pape Benoît XV, "de façon répétée et radicale", fut faite envers et contre tous, au rebours de l’opinion mondiale : "La diplomatie aurait voulu que le pape se tût ou qu’il tentât de se ranger du côté des vainqueurs, ce qui ne fut pas le cas [Or, on ne se met pas ainsi contre tous, sans que cela soit motivé par une idée à laquelle on est très attachée : c’est précisément dire que les papes modernes tiennent plus que personne (Pie XII l’a dit sans fard dans un de ses Noëls de guerre) à l'avènement d'un nouvel ordre mondial sur une base toute humaine, qui donc, est loin d’être une pensée vague à laquelle n’attachent que peu d’importance lesdits papes modernes]. (…) Naturellement, les interventions du pontife [pour condamner toute guerre en soi] furent encore moins respectées en-dehors des milieux catholiques. Le plus souvent, la position de neutralité du Saint-Siège, était incomprise [forcément : les nations vivaient… au Temps des nations, quand le pape vivait utopiquement sur la planète Mars d’une nouvelle économie de salut, sans même parler de l’hétérodoxie luciférienne de la chose !].
           
        "Certains voyaient dans Benoît XV, un «pape boche», d’autres un ami des Habsbourg, d’autres encore un patriote italien ou bien un partisan des Alliés. (…) De plus, il y avait des «SILENCES» de Benoît XV sur les crimes de guerre dont les belligérants s’accusaient réciproquement (une affaire qui, par certains côtés, rappelle celle concernant Pie XII, avec la différence que, dans le cas de ce dernier, elle éclatera après sa mort alors que le pape Benoît XV la retrouvait quotidiennement dans la presse internationale qu’il lisait avec la plus grande attention [voyez comme l’analogie de cette attitude de Benoît XV avec celle de Pie XII est frappante, puisque notre historien s’en fait la remarque tout naturellement]). En 1917, André Tardieu écrivit à son encontre : «LE PREMIER DEVOIR [DU PAPE] CONSISTE À PRENDRE PARTI ENTRE LE BIEN ET LE MAL», c’est-à-dire pour le belligérant qui est du côté de la justice [quelle honte de voir un républicain de gauche rappeler le pape à son devoir... premier, comme, rappelons-nous, Napoléon l'avait déjà fait avec le défaillant Pie VI ! Et si la guerre était injuste du côté de tous les partis, ce que je pense et que ne pensait pas Tardieu, le pape avait à le dire, et en tous cas, ne remplissait nullement son devoir en prêchant urbi et orbi l’hérésie antéchristique d'un nouvel âge du monde, d'une nouvelle économie de salut politique universel pseudo-millénariste, qui voulait que TOUTE guerre ne pouvait qu’être en soi injuste... ce qui scandalisait tout le monde, même les méchants, fort heureux de pouvoir épingler le pape sur son manquement !]. En définitive, un fin observateur des choses vaticanes comme Giuseppe de Luca n’était pas loin de la vérité quand il écrivait : «Le Saint-Siège fut neutre, mais sa neutralité lui valut, peut-on dire, une double guerre : guerre avec les uns et guerre avec les autres. Le Saint-Siège ne put rien faire de bien qui ne fût aussitôt pris en mauvaise part» [n’est-ce pas toujours ce qui arrive quand on quitte le terrain de la réalité du Temps des nations pour se réfugier dans le rêve utopique du pseudo-Millenium de l'Antéchrist : se mettre à dos tout le monde, les bons comme les méchants ?].
           
        "(…) Benoît XV fut un «pape politique», s’il est permis d’utiliser ce terme qui, par ailleurs, ne doit pas être compris comme une alternative au caractère spirituel de la fonction pontificale [… la fameuse "politique" de Pie XI qui en définitive, n’est rien d’autre que cette obnubilation pontificale antéchristique d'une nouvelle économie de salut à instaurer parmi les enfants des hommes, sa mise en pratique très-voulue des papes puisque, on vient de le lire, Benoît XV n’hésite pas un instant à se mettre à dos tout le monde pour l’embrasser pendant la première guerre mondiale… tel Pie XII le fera, avec non moins de volonté et plus encore d’enthousiasme, pendant la seconde]. (...) Une condamnation franche de la guerre [de toute guerre en soi, veut dire l’auteur], représentait pour le pape UNE OPTION DE PRINCIPE [= la gnose d'une nouvelle économie de salut à instaurer parmi les hommes est donc très-arrêtée, très-voulue chez les papes modernes… ce que notre historien lui-même ne peut manquer de remarquer chez Benoît XV ; après avoir relaté quelques actions diplomatiques du Vatican pendant la guerre envers l’un ou l’autre des belligérants, de peu de portée, ce qui semblait contredire le mot d’ordre de neutralité, l’auteur poursuit :]
           
        "Dans l’ensemble, la consigne de neutralité fut rigoureusement respectée. Toutefois, il faut préciser que ce fut surtout dû À LA VOLONTÉ AFFIRMÉE DE BENOÎT XV. Pour Benoît XV, la question de la guerre et de l’obtention de la paix l’emportait en importance et exclusivité sur toutes les autres affaires qui pouvaient se présenter à la politique vaticane. (…) Un an après que la guerre eut éclaté, Benoît XV ouvrit la série de ses tentatives pour imposer une paix négociée. La note pontificale du 28 juillet 1915 réitérait la dénonciation de la guerre [répétons-le : pour Benoît XV, il s’agit, à la suite de Pie VI, de toute guerre en soi, et non pas seulement de la première guerre mondiale] et demandait que l’on en sortît non pas par les armes, mais par la diplomatie ET L’AFFIRMATION DU DROIT [exactement donc, comme Pie XII le fera durant la seconde guerre mondiale dans tous ses Messages de Noël 1939-45] : «Que l’on ne dise pas non plus que l’épouvantable conflit ne peut être résolu autrement que par la violence des armes. Il faut abandonner la résolution mutuelle de se détruire et songer que les nations ne meurent pas. Humiliés et opprimées, elles portent en frémissant le joug qui leur est imposé, préparent la révolte et transmettent de génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance. Pourquoi, dès à présent, ne pas reconnaître, l’esprit serein, les droits et les justes aspirations des peuples ? Pourquoi ne pas entreprendre avec résolution un échange de vues, direct ou indirect, afin de tenir compte dans la mesure du possible de ces droits et de ces aspirations et arriver ainsi à mettre un terme à l’horrible lutte, comme ce fut le cas dans d’autres circonstances semblables ?»" (ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.).
           
        Ce prêchi-prêcha pontifical, qui, on est bien obligé de le remarquer, ne prend nullement en compte qu’une authentique et vraie PAIX entre les hommes et les nations VIENT DE DIEU ou n’existe pas, ne peut pas même exister, est déjà, on peut le constater, une sorte d’appel à une organisation internationale pour régler humainement les problèmes de politique internationale. À la fin de la guerre, Benoît XV va explicitement la demander : en 1917, le Saint-Siège, en effet, sous l’ordre du pape, fit une Note de paix à l’adresse de tous les belligérants, mais surtout aux Allemands, visant à l’obtention d’un règlement négocié du conflit, qui va carrément évoquer la solution antéchristique d’un organisme juridique international érigé par les hommes pour régler les conflits : "La note exprimait, en même temps qu’une condamnation TOTALE de la guerre [= de toute guerre en soi, car pour le pape, il ne saurait plus exister aucune guerre juste], «des propositions plus concrètes et pratiques» pour mettre fin aux hostilités. Elle souhaitait des pourparlers généraux BASÉS SUR L’AFFIRMATION DU DROIT et non pas sur les armes. Ce qui entraînait une réduction des armements ET L’INSTITUTION D’UN ARBITRAGE INTERNATIONAL AYANT UNE FONCTION PACIFICATRICE" (ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.).
           
        Cette note de paix est déjà tellement empreinte de l’utopie d'un pseudo-Millenium déjà arrivé sur la terre, elle est tellement hors-Temps des Nations, en voulant que le droit, ou la seule moralité des actes posés, soit suffisant pour triompher des passions humaines mauvaises, que personne ne s’y retrouve, qu’aucun des partis ayant les pieds sur terre, c'est-à-dire dans le Temps des nations, ne s’y intéresse : "De fait, la note ne plut pas dans la mesure où elle apparaissait comme un mélange de morale et de politique. Ce n’était ni un simple appel à la paix, ni une proposition circonstanciée d’éléments de négociation [non, c’était tout simplement le prêche luciférien antéchristique d’une nouvelle économie de salut dans laquelle les principes moraux suffisent à triompher des effets du péché originel dans l’homme, que j'ai appelée dans mes écrits la gnose "chrétienne-laïque"… et évidemment, personne ne sut comprendre cela]. (…) La presse refléta partout l’irritation des gouvernements et des courants nationalistes à l’égard d’un pape qui mettait en doute, en parlant de «massacres inutiles», tous les efforts, les sacrifices et la propagande pour la guerre. Les catholiques les plus patriotes firent chorus avec leurs gouvernement" (ibid., art. Benoît XV, p. 220, 2e col.). Et après avoir ainsi évincé et remisé au placard "son premier devoir" (Tardieu), tel son successeur Pie XII pendant la seconde guerre mondiale le fit notamment dans la question juive, que fait Benoît XV pendant la première du nom ? On le voit, après Pie VI, avant Pie XII, se cantonner exactement comme eux à une œuvre humanitaire et simplement caritative, faisant du Vatican une véritable Croix-Rouge bis pendant toute la durée du conflit...
 
 
(image)
           
        Je terminerai cette honteuse revue de presse pontificale avec Paul VI. Avec lui, on est vraiment dans le pire du pire. Mais il nous faut, nous autres catholiques de la fin des temps, boire le calice d'ignominie jusqu'au fond du donf, jusqu'à la lie, ce calice présenté par un ange à Jésus dans le jardin de Gethsémani et qui est "une figure de la Passion" (Origène).
           
        Avec Paul VI, la collusion, la complicité de la papauté moderne avec les instances pro-antéchristiques mondialistes, terminus abominable de leur premier péché d'avoir rejeter son devoir de déclarer la guerre sainte contre le méchant au for public, s'affiche non seulement avec l'enthousiasme délirant de Pie XII qui couvre de honte dans ses Messages de Noël durant toute la guerre 1939-45, non seulement avec le consentement placide, bonasse, tranquillement parfait, de Jean XXIII en 1963 dans Pacem in terris, mais en plus avec une affreuse impudeur, une véritable indécence, qui fait mal : Paul VI ne se retient plus de publiquement jouir sans retenue, telle une prostituée allumée sur le trottoir du monde, de marcher main dans la main avec les pires ennemis du Christ, et il est visiblement très-fier, très-honoré, de faire advenir avec eux, ensemble, le règne de l'Antéchrist-personne qui instaurera sur base exclusivement humaine la paix et la sécurité parmi les hommes.
           
        "Discours à l’ONU, le 4 octobre 1965 : «Les peuples se tournent vers les Nations Unies comme vers l’ultime [!!] espoir de la concorde et de la paix ; Nous osons apporter ici, avec le Nôtre, leur tribut d’honneur et d’espérance [!!!]». "Cette déclaration avait surpris, commentait pertinemment Marc Dem dans son dernier livre (666, l’antéchrist, p. 165) : l’ultime espoir, pour le pape, n’était donc plus Jésus-Christ ?" Mais pour finir dans l'apothéose de l'abomination de la désolation, Paul VI sait y faire hélas. Ce discours inouï est une déclaration d'amour sans retenue, affreusement impudique, une embrassade de l'ONU en toute impudeur je le répète. Jugez-en, ô lecteur, par ce florilège, ces très-larges extraits rendant la pensée de fond du pape moderne, morceaux d'anthologies choisis dans ce monstrueux et quasi apostat Discours à l'Assemblée générale de l'ONU, que Paul VI ose appeler "cette institution mondiale pour la paix et la collaboration entre les peuples de toute la terre". Je cite texto, à la queue leu leu, dans l'ordre du texte, sans beaucoup de commentaires, car la pensée du discours est... hélas, hélas !!, tellement claire, qu'elle n'en a pas besoin de beaucoup :
           
        "En plus de notre hommage personnel, Nous vous apportons celui du second Concile œcuménique du Vatican, actuellement réuni à Rome, en leur nom comme au Nôtre, à vous tous, honneur et salut !" ; "Ce moment est empreint d'une singulière grandeur : il est grand pour Nous, il est grand pour vous" ; "Nous sommes porteurs d'un message pour toute l'humanité" ; "Et tel le messager qui, au terme d'un long voyage, remet la lettre qui lui a été confiée : ainsi Nous avons conscience de vivre l'instant privilégié (si bref soit-il) où s'accomplit un vœu que Nous portons dans le cœur depuis près de vingt siècles" ; "C'est depuis longtemps que Nous sommes en route, et Nous portons avec Nous une longue histoire ; Nous célébrons ici l'épilogue d'un laborieux pèlerinage à la recherche d'un colloque avec le monde entier, depuis le jour où il Nous fut commandé «Allez porter la bonne nouvelle à toutes les Nations !» Or, c'est vous qui représentez toutes les nations [Quelle éhontée tricherie dans ces phrases ! Comme si l'Église avaient vécu ses vingt siècles de christianisme aux fins ultimes de pouvoir... épouser le monde dans un colloque, c'est-à-dire un dialogue non-convertisseur, pire, un dialogue où c'est le Vicaire du Christ qui se convertit au monde via l'ONU !!! Un colloque qui contredit du tout au tout le commandement évangélique cité !!!].
           
        "Laissez-Nous vous dire que Nous avons pour vous tous un message, oui, un heureux message, à remettre à chacun d'entre vous. Notre message veut être tout d'abord une ratification morale et solennelle de cette haute institution [!!!]. Ce message vient de notre expérience historique. C'est comme «expert en humanité» que Nous apportons à cette Organisation le suffrage de nos derniers prédécesseurs [Pie XII a dû en frémir de joie dans sa tombe...], celui de tout l'Épiscopat catholique et le Nôtre, convaincu comme Nous le sommes que cette Organisation représente le chemin obligé [ce que Jean XXIII avait déjà formulé dans Pacem in terris...] de la civilisation moderne et de la paix mondiale" ; "Et voilà pourquoi pour vous aussi ce moment est grand" ; "L'édifice que vous avez construit ne doit plus jamais tomber en ruines : il doit être perfectionné et adapté aux exigences que l'histoire du monde présentera. Vous marquez une étape dans le développement de l'humanité : désormais, impossible de reculer, il faut avancer" ; "Vous ne conférez certes pas l'existence aux États : mais vous qualifiez comme dignes de siéger dans l'assemblée ordonnée des peuples chacune des nations, vous lui garantissez une honorable citoyenneté internationale. C'est déjà un grand service rendu à la cause de l'humanité" ; "Vous sanctionnez le grand principe que les rapports entre les peuples doivent être réglés par la raison, par la justice, le droit et la négociation, et non par la force, ni par la violence, ni par la guerre, non plus que par la peur ou par la tromperie" ; "C'est ainsi que cela doit être. Tel est Notre éloge et Notre souhait, et comme vous le voyez Nous ne les attribuons pas du dehors : Nous les tirons du dedans, du génie même de votre Institution [!!!]" ;
           
        "Vous êtes une Association. Vous êtes un pont entre les peuples. Vous êtes un réseau de rapports entre les États. Nous serions tentés de dire que votre caractéristique reflète en quelque sorte dans l'ordre temporel ce que notre Église Catholique veut être dans l'ordre spirituel : unique et universel [Propos scandaleusement blasphématoire !!! Paul VI ose dire que l'ONU réalise le Royaume, c'est-à-dire la partie temporelle de l'Église, ni plus ni moins !!! C'est à ce genre de détours que l'on voit bien que les papes ont complètement cédé à la tentation du pseudo-Millenium de l'Antéchrist...]. On ne peut rien concevoir de plus élevé sur le plan naturel, dans la construction idéologique de l'humanité [??!]. Votre vocation est de faire fraterniser, non pas quelques-uns des peuples, mais tous les peuples" ; "telle est votre très noble entreprise" ; "Qui ne voit la nécessité d'arriver ainsi progressivement à instaurer une autorité mondiale en mesure d'agir efficacement sur le plan juridique et politique ?" ; "Ici encore, nous répétons Notre souhait : allez de l'avant !" ; "Et vous qui avez la chance et l'honneur de siéger dans cette assemblée de la communauté pacifique, écoutez-Nous : cette confiance mutuelle qui vous unit et vous permet d'opérer de bonnes et grandes choses, faites en sorte qu'il n'y soit jamais porté atteinte" ;
           
        "Et ici, notre message atteint son sommet. Négativement d'abord : c'est la parole que vous attendez de Nous et que Nous ne pouvons prononcer sans être conscient de sa gravité, de sa solennité : jamais plus les uns contre les autres, jamais, plus jamais ! N'est-ce pas surtout dans ce but qu'est née l'Organisation des Nations Unies : contre la guerre et pour la paix ?" ; "Il n'est pas besoin de longs discours pour proclamer la finalité suprême de votre Institution. Il suffit de rappeler que le sang de millions d'hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d'inutiles massacres [Paul VI reprend ici le mot du pape Benoît XV quant à la 1ère guerre mondiale...] et d'épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer l'histoire future du monde : jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C'est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l'humanité !" ; "Merci à vous, gloire à vous qui depuis vingt ans travaillez pour la paix ! Merci à vous et gloire à vous pour les conflits que vous avez empêchés et pour ceux que vous avez réglés. Les résultats de vos efforts en faveur de la paix méritent que Nous osions Nous faire l'interprète du monde entier et que Nous vous exprimions en son nom félicitations et gratitude" ; "Vous avez, Messieurs, accompli, et vous accomplissez une grande oeuvre : vous enseignez aux hommes la paix [Propos scandaleux, inouïs, blasphématoires, antéchrists au plus haut point !!! Ce n'est plus le Christ qui donne la paix au monde "Je vous donne MA paix", pour Paul VI c'est l'ONU qui la donne, et c'est le pape qui ose dire cela !!!].
           
        "L'ONU est la grande école où l'on reçoit cette éducation, et nous sommes ici dans l'Aula Magna de cette école [!!!]. Quiconque prend place ici devient élève et devient maître dans l'art de construire la paix [!!!]. Et quand vous sortez de cette salle, le monde regarde vers vous comme vers les architectes, les constructeurs de la paix [!!!]" ; "Mais vous, votre courage et votre valeur vous poussent à étudier les moyens de garantir la sécurité de la vie internationale sans recourir aux armes : voilà un but digne de vos efforts, voilà ce que les peuples attendent de vous. Voilà ce qu'il faut obtenir ! Et pour cela, il faut que grandisse la confiance unanime en cette Institution, que grandisse son autorité ; et le but alors (on peut l'espérer) sera atteint" ; "Parler d'humanité, de générosité, c'est faire écho à un autre principe constitutif des Nations-Unies, son sommet positif ; ce n'est pas seulement pour conjurer les conflits entre les États que l'on oeuvre ici ; c'est pour rendre les États capables de travailler les uns pour les autres. Vous ne vous contentez pas de faciliter la coexistence entre les nations : vous faites un bien plus grand pas en avant, digne de Notre éloge et de Notre appui : vous organisez la collaboration fraternelle des Peuples. Ici s'instaure un système de solidarité qui fait que de hautes finalités, dans l'ordre de la civilisation, reçoivent l'appui unanime et ordonné de toute la famille des Peuples, pour le bien de tous et de chacun.
           
        "C'est ce qu'il y a de plus beau dans l'Organisation des Nations Unies, c'est son visage humain le plus authentique [!!!] ; c'est l'idéal dont rêve l'humanité dans son pèlerinage à travers le temps ; c'est le plus grand espoir du monde [!!!] ; Nous oserons dire : c'est le reflet du dessein de Dieu (dessein transcendant et plein d'amour) pour le progrès de la société humaine sur la terre, reflet où Nous voyons le message évangélique, de céleste, se faire terrestre [On voit très-bien ici le pape céder complètement à la tentation de prendre le pseudo-Millenium antéchristique pour le vrai Millenium, le vrai Royaume...]. Ici, en effet, il Nous semble entendre l'écho de la voix de Nos Prédécesseurs et de celle, en particulier, du pape Jean XXIII, dont le Message de Pacem in terris a trouvé parmi vous une résonance si honorable et si significative" ; "Ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l'homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout la liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu'il y a de plus haut dans la sagesse humaine, Nous dirions presque : son caractère sacré" ; "Mais il ne suffit pas de nourrir les affamés, encore faut-il assurer à chaque homme une vie conforme à sa dignité. Et c'est ce que vous vous efforcez de faire. N'est-ce pas l'accomplissement, sous Nos yeux, et grâce à vous, de l'annonce prophétique qui s'applique si bien à votre Institution : «Ils fondront leurs épées pour en faire des charrues et leurs lances pour en faire des faux» (Is II, 4) [Cette prophétie d'Isaïe concerne le Millenium qui sera instauré par le Christ glorieux après la chute de l'Antéchrist-personne... et non avant : continuation de l'illuminisme pseudo-millénariste du pape, qui ose blasphématoirement appliquer les prophéties divines qui ont trait au Royaume de la gloire du Christ ou Millenium, d'essence surnaturelle-eschatologique, au projet babelesque antéchristique, d'essence naturelle-sociologique...] ? N'employez-vous pas les prodigieuses énergies de la terre et les magnifiques inventions de la science non plus en instruments de mort, mais en instruments de vie pour la nouvelle ère de l'humanité ?" ;
           
        "Un mot encore, Messieurs, un dernier mot : cet édifice que vous construisez ne repose pas sur des bases purement matérielles et terrestres, car ce serait alors un édifice construit sur le sable ; il repose avant tout sur nos consciences [!!!]. Oui, le moment est venu de la «conversion», de la transformation personnelle, du renouvellement intérieur. Nous devons nous habituer à penser d'une manière nouvelle l'homme ; d'une manière nouvelle aussi la vie en commun des hommes, d'une manière nouvelle enfin les chemins de l'histoire et les destins du monde, selon la parole de saint Paul «revêtir l'homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité» (Eph IV, 24).
           
        "Voici arrivée l'heure où s'impose une halte, un moment de recueillement, de réflexion, quasi de prière : repenser à notre commune origine, à notre histoire, à notre destin commun. Jamais comme aujourd'hui, dans une époque marquée par un tel progrès humain, n'a été aussi nécessaire l'appel à la conscience morale de l'homme" ; "En un mot, l'édifice de la civilisation moderne doit se construire sur des principes spirituels, les seuls capables non seulement de le soutenir, mais aussi de l'éclairer et de l'animer. Et ces indispensables principes de sagesse supérieure ne peuvent reposer (c'est Notre conviction, vous le savez), que sur la foi en Dieu. Le Dieu inconnu dont parlait saint Paul aux Athéniens devant l'aréopage ? Inconnu de ceux qui, pourtant, sans s'en douter, le cherchaient et l'avaient près d'eux, comme il arrive à tant d'hommes de notre siècle ?... Pour nous, en tout cas, et pour tous ceux qui accueillent l'ineffable révélation que le Christ nous a faite de lui, c'est le Dieu vivant, le Père de tous les hommes" [Mais comment Dieu pourrait-Il bien répondre positivement à la prière du pape de bâtir une civilisation à base et vocation antéchristiques certaines, puisqu'elle ne se base pas constitutionnellement et explicitement sur le Christ, donc qu'elle exclue radicalement le Dieu véritable ?! Dieu ne peut bénir une entreprise qui L'exclue, voyons ! ; le pape, là, est en pleine contradiction avec sa Foi]" (fin de citation).
           
        ... Pour conclure, ma pensée se tourne irrésistiblement vers la figure apocalyptique de la grande Prostituée de Babylone, dont saint Jean, de par le Saint-Esprit, nous dit fort bien dans son Apocalypse, avec une précision qui lève toute équivoque, qu'elle siègera sur "sept montagnes" (XVII, 9), et qu'en outre, elle sera le siège de la souveraineté universelle : "Et la femme que tu as vue, c'est la grande ville, qui a la royauté sur les rois de la terre" (XVII, 18). Or, la Rome antique est géographiquement entourée de sept collines, et par ailleurs le Vicaire du Christ qui y siège est, de droit divin, le Souverain universel sur tous les roys de la terre, ce que symbolisait la triple-tiare que le pape revêtait lors de son intronisation-couronnement jusqu'à Paul VI, lequel, dans la logique sans faille de sa perversion gnostique-antéchristique tellement bien manifestée dans cet incroyable discours à l'ONU en 1965, la mit au rebut. Et c'est pourquoi les exégètes ont identifié cette grande prostituée de Babylone avec la ROME ecclesio-pontificale actuelle de notre Temps des nations. Et avec l'abomination de la désolation que nous venons de lire dans le discours onusien de Paul VI, nul besoin de zoomer, en effet, grandeur nature c'est plus que clair : la grande Prostituée de Babylone, c'est bel et bien la Rome catholique pontificale moderne.
           
        "Alors un des sept Anges qui avaient les sept coupes vint et me parla, en disant : Viens, et je te montrerai la condamnation de la grande prostituée, qui est assise sur de vastes eaux ; avec laquelle les rois de la terre se sont souillés, et les habitants de la terre ont été enivrés de vin de sa prostitution. Et il me transporta en esprit dans le désert. Et je vis une femme assise sur une bête de couleur écarlate, couverte de noms de blasphèmes, qui avait sept têtes et dix cornes. Et la femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles ; elle avait dans sa main une coupe d'or, pleine des abominations et de l'impureté de sa fornication. Et sur son front était écrit ce nom : Mystère ; Babylone la grande, la mère des fornications et des abominations de la terre" (Apoc XVII, 1-5).
 
(image)
 
           
        Il me semble que je peux arrêter là, maintenant, j'ai atteint mon but. J'ai montré au mieux, me semble-t-il, ce que le titre de mon nouvel article exprime, à savoir cette "longue tradition pontificale de trahison et de lâchage quant à la défense du Bien commun politique universel, que le pape Léon XIV continue perseverare diabolicum dans le cadre de l'actuelle guerre au Moyen-Orient".
           
        Pour nous sauver de l'anéantissement de la Civilisation ou du moins de ce qu'il en reste dans les nations actuelles si tant est qu'il en reste encore (... oui, oui, nous n'avons pas le droit de désespérer, comme Pie VI l'a fait il y a plus de deux siècles, il reste sûrement encore des âmes de bonne volonté dans le monde, qui veulent honnêtement se sauver, quand bien même elles sont invinciblement claquemurées sous "la puissance des ténèbres" contemporaines puisque "la bête a pouvoir de vaincre les saints du Très-Haut", mais il en reste, certes hors-Institutions, car, dit Dieu, "Je me suis réservé sept mille hommes qui n'ont pas fléchi le genou devant Baal"...), il est donc trop clair à présent qu'on ne peut pas compter sur les Vicaires du Christ modernes qui, dès la Révolution, se sont donnés à l'ennemi du salut et ont épousé son projet antéchristique luciférien, n'acceptant plus du tout de remplir leur rôle de droit divin à eux donné pour le for public par le Christ Seigneur et Sauveur, que rappelait lapidairement le Républicain de gauche Tardieu au pape Benoît XV :
 
"LE PREMIER DEVOIR DU PAPE CONSISTE
À PRENDRE PARTI ENTRE LE BIEN ET LE MAL".
           
        C'est-à-dire, pour rentrer dans le concret du vif actuel, que notre pape Léon XIV a "le premier devoir", qu'il ne remplira certainement pas, de dénoncer publiquement au vu et au sus de toutes les nations, du haut de la Cathèdre de Pierre, le terrorisme musulman d'Iran et d'ailleurs, très-notamment au Liban et dans la bande de Gaza, là est en effet le mal actuel ; il a subséquemment le "premier devoir", qu'il n'accomplira là non plus certainement pas, DE DÉCLARER À TOUTES LES NATIONS, CHRÉTIENNES OU NON-CHRÉTIENNES, AU NOM DU VRAI DIEU QU'IL REPRÉSENTE, LA GUERRE SAINTE CONTRE LE TERRORISME MUSULMAN D'IRAN ET D'AILLEURS, POUR L'EXTERMINER ET ÉRADIQUER RADICALEMENT DE LA FACE DE LA TERRE, AUTANT QUE FAIRE SE PEUT.
           
        Comme s'y essayent à le faire courageusement les seuls hommes politiques dignes à colonne vertébrale intacte du moment, que la très-grande Miséricorde de Dieu envoie encore à la terre qui ne les mérite certes pas, j'ai à nouveau le grand'honneur, pour finir mon propos, de parler de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump.           
           
        Je ne saurai finir sans dénoncer ces méprisables et haïssables antisémites d'extrême-droite bcbg tradis qui actuellement sévissent très-scandaleusement sur la toile, vrais nazis camouflés hypocritement derrière leur cagoule antisioniste, qui, dans la guerre actuelle au Moyen-Orient, veulent ne voir comme danger mortel pour le monde, que... le juif Netanyahou et son complice Trump !! Si, si, si, c'est vrai !!! Ces Ducon-Lajoie sont tellement idiotifiés et crétinisés dans leurs têtes obscurantistes fascistement obsédées de complotisme malsain et irréel, notamment avec l'obnubilation imbécile qu'ils se sont créée comme des malades sur la secte juive Loubavitch, qu'ils ne sont même plus capables de voir que le seul vrai, le seul grand péril que cette guerre actuelle du Moyen-Orient révèle est celui du terrorisme musulman !!! Cf. le rappel prophétique que je fais dans un grand article montrant que le Retour ou Aliyah des juifs en terre d'Israël, qui commence à la fin du XIXème siècle, est providentiel et voulu par Dieu, comme étant signe topique de la fin des temps, véritable conversion nationale du corps du juif, prémisse très-certaine et remplie d'Espérance de la prochaine conversion à Jésus-Christ de son âme en corps de nation à la toute-fin des temps, lorsqu'ils "regarderont vers Celui qu'ils ont transpercé" ainsi que l'annonce l'Évangile : https://www.eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/RetourDesJuifsMisEnForme.pdf.       
           
        "Israël ne se bat pas contre l’Iran. Israël se bat contre les mollahs.
           
        "Israël ne se bat pas contre le Liban. Israël se bat contre le Hezbollah.
           
        "Israël ne se bat pas contre les Palestiniens. Israël se bat contre le Hamas.
           
        "Partout les mêmes milices. Partout la même idéologie de mort.
           
        "Qui produit des chiffres de victimes par ses boucliers humains.
           
        "Ces barbares ne veulent pas seulement détruire Israël.
           
        "Ils veulent détruire le monde libre.
           
        "Alors Israël fait ce que beaucoup de démocraties n’osent plus faire : le sale boulot.
           
        "Et demain, comme toujours, la toile se remplira de haine contre l’État hébreu.
           
        "Parce que notre époque préfère condamner ceux qui se défendent
           
        "Plutôt que pleurer ceux qu’on assassine.
           
        "De toute façon, comme on est déjà demain…" (Rachel Khan)
           
        Mais mon dernier regard sera pour le pape Léon XIV. J'ai grande honte d'être catholique sous son pontificat légitime, c'est rien de le dire. J'en éprouve une tristesse mortelle, je peux bien dire que "mon âme est triste jusqu'à la mort" (Matth XXVI, 38). J'accuse...! C'était le titre du pamphlet écrit par Émile Zola dans l'affaire Dreyfus pour dénoncer l'antisémitisme de la France d'alors. C'est aussi le sous-titre de mon nouvel article pour dénoncer l'hétérodoxie et la perversité de la pensée pontificale moderne, exprimée avec zèle et grande conviction par le pape Léon XIV, pensée diabolique qui mène depuis deux siècles moralement abominables le monde et l'Église dans les bras de l'Antéchrist-personne, qui le sex-appeal avec un enthousiasme forcené de damné, que rien n'éclaire... Comment voulez-vous que son règne ne finisse pas par arriver ?!
 
(image de ND de Pontmain)
 
           
        Pour autant, l'Apparition de la très-sainte Vierge Marie à Pontmain en 1871 montre que tout bon espoir n'est jamais perdu, même et surtout quand tout apparaît humainement désespéré.
           
        Celle qui est "forte comme une armée rangée en bataille" (Ct VI, 10) a montré fin XIXème siècle qu'elle pouvait très-bien renverser d'un seul coup d'un seul, par une petite chiquenaude surnaturelle dont elle a le secret, les pires situations humaines lourdement désespérées. Plus rien en effet, lorsque la Vierge bénie apparaît à Pontmain, ne pouvait empêcher le méchant d'alors, le teuton prussien et son Kulturkampf antichrétien bismarckien, d'envahir toute la France, les armées françaises étant complètement défaites, en déroute et aux abois. Les méchants étaient tout près de Laval (Mayenne), qu'ils s'apprêtaient goulûment à engloutir, ce qui ne leur aurait pas demander plus d'effort que d'avaler une 'tite bouchée de pain. Si l'on regarde sur la carte, ils n'étaient pas beaucoup plus loin de Pontmain, tout petit village français de France. Mais la Vierge bénie intervint le 18 janvier 1871. Elle dit, ou plutôt écrit sur le tableau noir à ses petits écoliers de Pontmain : "MAIS PRIEZ MES ENFANTS, DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS. MON FILS SE LAISSE TOUCHER".
           
        Cette promesse faite, à la fois divine et mariale, elle réconforte et réchauffe si bien les braves petites bonnes gens de Pontmain à la fois françaises et catholiques c'est tout comme, que, à la fin de l'Apparition mariale, lorsqu'on vint les avertir que les prussiens étaient aux portes de Laval, elles répliquent avec un grand sourire : "Vous pourriez bien nous dire qu'ils sont à l'entrée du bourg, que cela nous serait complètement égal". Dans son rapport avec eux, la Vierge de Pontmain les avait convaincu du miracle arrivé de leur délivrance. Et de fait. Alors que rien, humainement parlant, n'empêchait les allemands de continuer leur progression pour envahir l'ouest de la France, soudain, il fut donné ordre aux puissantes armées envahissantes de tourner bride sur cheval et faire demi-tour, le plus illogiquement et bêtement du monde sur le plan militaire. Personne, ni allemands ni français, n'y comprit rien, sauf la très-sainte Vierge, mais la France était sauvée (cf. mon article sur Pontmain, ici : https://www.eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/le-saint-abbe-guerin-cure-de-pontmain-aux-temps-des-apparitions-a-t-il-plu-en-tout-a-la-tres-sainte-vierge-et-au-bon-dieu?Itemid=1).
           
        ... Oh !, Notre-Dame de Pontmain !, à notre heure si tragique où la papauté a démissionné sans retour, où le méchant s'appelle le terroriste musulman d'Iran et d'ailleurs, AU SECOURS !, AU SECOURS !!, venez nous sauver, sans vous nous pourrions bien périr nous aussi sans retour !
 
En la fête de Notre-Dame
Consolatrice des Affligés,
Ce 27 avril 2026,
Vincent Morlier,
Écrivain catholique.
                       
           
 
15-04-2026 15:22:00
Print