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Intro de l'article "La vraie et seule solution du problème de la cohabitation des juifs et des arabes en Terre sainte, ou le miracle extraordinaire de la théandrie"

 

        Tout dernièrement, Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem émérite, chef de la Commission Justice & Paix de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre sainte, a déclaré que seul le Vatican peut solutionner le grave problème de la cohabitation pacifique des palestiniens et des juifs en terre d'Israël, l'autorité du pape étant reconnue par chacune des parties conflictuelles en présence : "Je crois que le Saint-Siège peut jouer un rôle unique pour la réconciliation en Terre Sainte entre Israéliens et Palestiniens. Il est accepté par les deux parties. Le Saint-Siège est au-dessus des parties. Il a des valeurs évangéliques qui le font présent dans le monde, sans se noyer dans les problèmes du monde. En cela, je crois qu'il est l’unique entité qui puisse offrir une médiation. Les États, même les plus puissants, ont échoué dans cette médiation. Il ne reste plus que le Saint-Siège. J’espère que le Saint-Siège pourra vraiment porter à la Terre Sainte la paix que le Christ est venu porter au monde entier, et là où il est venu, à Jérusalem, et dans toute la Terre Sainte" (cf. https://fr.zenit.org/articles/israeliens-et-palestiniens-le-saint-siege-peut-jouer-un-role-unique-pour-la-reconciliation).  

        L'idée serait en effet, en soi, excellentissime : le Vicaire du Christ, de par la grâce de sa fonction, plus divine qu'humaine, a la clef surnaturelle pour résoudre par le haut tous les problèmes sur terre, même les plus politiques (on se souvient par exemple du grand succès qu'avait été la médiation du pape Alexandre VI en 1493 dans l'affaire du partage des territoires entre Espagnols et Portugais dans le Nouveau-Monde : la ligne de démarcation qu'il avait tracée avait été reconnue judicieuse par chacune des parties qui n'arrivaient pas à s'entendre, et régla la question).

        Mais... encore faut-il que le pape veuille bien lui-même se servir de cette clef surnaturelle que Dieu lui a donnée. Et ne pas la remplacer par une mauvaise clef ouvrant la porte sur l'enfer. Cette réflexion hélas s'impose bougrement lorsque l'on prend connaissance de la solution que l'Église contemporaine prétend donner à ce très-crucial et gravissime problème de la cohabitation des juifs et des arabes dans la Terre sainte. Hélas, hélas, ce n'est pas du tout la solution surnaturelle que l'Église romaine prétend apporter audit problème, depuis qu'il s'est créé en 1917 par la réintroduction officielle du juif en terre d'Israël, c'est la solution démocratique, onusienne, à base matérielle de deux États dans cette terre, palestinien et juif, et à base pseudo-spirituelle de "dialogue" humaniste permanent entre juifs et palestiniens (aux fins que, comme dit perversement le patriarche émérite, il n'y ait plus de souffrances humaines dans la Terre sainte ; prenant donc significativement comme but ultime les effets du problème, et non ses causes profondes ; car prétendre donner une solution à un problème en ne voulant s'occuper que des effets dudit problème sans tenir compte de ses cause, c'est montrer par-là même qu'on ne veut proposer qu'une fausse solution).  

        Le pape moderne prend donc la mauvaise clef, et non celle surnaturelle. En tout état de cause, l'on sait donc déjà qu'il ne pourra pas jouer un bon rôle pour régler la question.

        Cette solution démocratique et humaniste du problème, concoctée par des gens inféodés aux "droits de l'homme" révolutionnaires, qu'adopte donc le pape moderne, lesquels, tous acoquinés ensemble, prétendent orgueilleusement créer par voie humaine la paix en Israël, va en effet directement et sacrilègement contre le Plan divin et la Volonté divine quant à la terre du Moyen-Orient, que je vais exposer très-clairement en cet article. Et il faut bien saisir, comme le disait Donoso Cortès, que l'homme ne peut pas commettre un plus grand péché que de vouloir faire à sa manière ce que Dieu s'est proposé de faire à la Sienne. Cette révoltante supplantation du Plan divin par un plan de l'homme impie dans la Terre sainte est donc un vrai crime de lèse-Majesté divine. Gravissime péché que donc, hélas !, on a l'affliction et plus encore la sainte-colère de voir l'Église moderne commettre, pape en tête et les fifres comme Mgr Sabbah suivant derrière, dans un aveuglement abominable, qui, hélas !, hélas !, ressemble comme deux gouttes d'eau à celui qui frappa les grands-prêtres juifs de l'Ancien-Testament, et qui alla jusqu'à les faire crucifier leur Messie, Jésus-Christ, qui était pourtant leur raison d'être et d'exister en tant que prêtres juifs.  

        Ainsi donc, selon Mgr Sabbah, et il est là le fidèle porte-voix de la pensée vaticane sur la question, il n'y aura plus ni pleurs ni grincements de dents en terre d'Israël, encore moins de sang versé dans la haine, quand les juifs et les palestiniens accepteront, comme tous les peuples de la terre sont en travail obligatoire de le faire actuellement dans le monde entier (STO), de n'être plus que des zombis démocratiques, c'est-à-dire lorsqu'ils accepteront de ne plus vivre tous ensemble que dans l'écorce de leur être, par l'épanouissement de tout ce qui fait se rapprocher entre eux les hommes au niveau de l'animal social, "spirituellement" chapeauté par la très-hérétique Liberté religieuse, dans l'oubli voulu et volontaire de leur substance profonde créée par Dieu, l'âme de leur être, surnaturel et naturel. En d'autres termes, la pensée de l'Église contemporaine sur le sujet est d'établir en terre d'Israël, entre juifs et palestiniens, une fausse paix humaniste démocratique basée sur la convivialité et le respect des zôtres, nouvelle ethnie mondialiste qui doit être désormais la seule à exister en ce très-bas monde, remplaçant les races humaines créées par Dieu, les zôtres ayant vocation à être le peuple universel de l'Antéchrist-personne lorsqu'il paraîtra à la fin des temps en ce monde, c'est la fameuse massa damnata dont nous parle saint Augustin, c'est-à-dire tous ces gens qui vivent totalement selon l'esprit du monde, sans aucun souci de Dieu et de son Plan quant à l'organisation des choses de cette terre (et singulièrement en Politique).  

        Il ne faut hélas pas s'étonner de voir l'Église romaine moderne cautionner, que dis-je !, être la meilleure locomotive du monde pour cette transformation diabolique et antéchristique de tous les peuples de la terre, en collaboration constante et soutenue avec l'ONU, car la pensée de l'Église est de plus en plus antéchristisée depuis qu'elle a chuté dans le concordatisme avec les démocraties post-révolutionnaires constitutionnellement athées (et c'est immédiatement après la Révolution, par le concordat napoléonien de 1801, que l'Histoire enregistre cette fatidique chute ecclésiale, aux conséquences négatives incalculables...).  

        La solution proposée par l'Église moderne pervertie dans le démocratisme et le mondialisme, démocratisme universaliste qu'elle prétend très-mensongèrement catholiciser dans un concept pseudo-millénariste (= "la civilisation de l'amour" de Jean-Paul II), c'est donc de faire des juifs et des palestiniens en terre d'Israël, des conviviaux parfaits en état de "dialogue" humaniste permanent, ce qui, je le redis, présuppose de faire abstraction totale des racines réelles des races juive et arabe créées par Dieu lorsqu'Il les créa, qui, pour cette raison même, peuvent être appelées des racines théologiques, et qui, bien évidemment, doivent être à la base des relations réelles de paix et d'amour qui doivent exister, non de par les hommes mais de par Dieu, entre les juifs et les arabes sur la terre où le Salut fait homme s'est incarné. Car ce n'est pas l'homme qui donne la paix dans le monde, c'est Dieu. C'est d'ailleurs un signe eschatologique de voir les hommes, hélas dynamiquement entraînés dans cette perversion par l'Église moderne et singulièrement par le pape actuel, François, vouloir se donner la paix entre eux sans que Dieu n'y ait aucune part : "Lorsque les hommes diront : Paix et sécurité !, alors une ruine soudaine les surprendra, comme font les douleurs de l'enfantement pour une femme enceinte, et ils n'échapperont point" (I Thess V, 3), saint Paul faisant là explicitement allusion aux châtiments apocalyptiques dans ce passage.  

        Ce sont ces racines théologiques réelles du juif et de l'arabe que je compte rappeler énergiquement ici, pour exorciser la séduction que représente pour les juifs et les arabes la prétendue solution du Vatican actuel, cul et chemise en cela avec les pires plans mondialistes onusiens : la vraie convivialité entre les races, pour être authentique et pleine de fruits de paix, doit être basée, je le répète encore, sur les racines réelles d'un chacun et de tous, les juifs et les arabes, et c'est alors seulement qu'on pourra, si l'on veut, parler de vivre ensemble "l'humanisme intégral" (Maritain), sous le regard de Dieu "qui fera ses délices parmi les enfants des hommes" (Pr VIII, 31). La convivialité ne doit pas être basée, en effet, sur la réduction indigne de l'homme au module démocratique, athée et... vaticanesque, où elle est vécue par les hommes au niveau de l'écorce de leur être et coupée de Dieu. Car alors, ce n'est plus de convivialité dont il faut parler, mais de vivialité entre les cons. Aux fins réprouvées de terminer dans les bras de l'Antéchrist-personne.

        Le texte qui suit, que j'ai soigneusement revu et surtout enrichi pour les présentes, est entièrement tiré de mon grand article écrit lors de la guerre du Golfe en 1992, sur le Retour moderne des juifs en terre d'Israël, signe topique formel de la fin des temps ; on en trouvera le texte intégral au lien suivant : http://www.eglise-la-crise.fr/index.php/la-resurrection-nationale-d-israel-signe-eschatologique  

        Excellente lecture !